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Portail Métiers du livre

Le site de ressources et d'information de la BnF sur les métiers du livre

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Information spéciale

Depuis leur lancement officiel en 2016, les Rendez-vous des métiers du livre à l’Arsenal n’ont eu de cesse d’apporter à un public toujours plus large un regard sur le livre et ses métiers. Ils ont fait de l’Arsenal une véritable maison des métiers du livre. Puisque, pour l’heure, cette maison a dû fermer au public comme tous les sites de la BnF, nous avons souhaité jeter un regard rétrospectif sur la programmation offerte depuis 2016. 

En attendant la réouverture au public de la Bibliothèque nationale de France, la perspective du déconfinement se rapproche. Fidèles à notre vocation de donner de la place aux professions du livre-objet, nous avons interrogé des professionnels engagés, à des titres divers, dans la chaîne du livre, sur leur façon de surmonter cette période si particulière. Vous trouverez leurs réponses à "trois questions" dans cette page d'accueil de notre portail des métiers du livre, remaniée pour la circonstance...

​Nous poursuivons notre série sur les métiers du livre en confinement et en déconfinement avec deux librairies parisiennes bien différentes, Les Parages et la librairie Guillaume Budé. La première, généraliste, mais avec une offre jeunesse et bandes dessinées bien développée, s'est installée ans le 11ème arrondissement en août 2019 et est animée par un tandem d'anciens salariés en libraire, Morgane Kerlero du Crano et Nicolas Fargette. Elle a proposé un service en mode "retrait en magasin" dès le 18 avril avant de rouvrir plus largement le 12 mai. Gaëtan Flacelière est quant à lui l’un des responsables d’une véritable institution située boulevard Raspail et il s’attache depuis des années à en faire vivre le fonds unique en Europe : c’est pourquoi il y programme régulièrement des lectures et autres manifestations en lien avec la littérature classique et les collections des Éditions les Belles lettres.  

En ce temps d'incertitudes pour les libraires, vous pourrez vous reporter à la troisième de nos Conversations de l'Arsenal qui vous fera connaître David Cazals, patron de la librairie Henri IV, et le regard qu'il porte sur la profession. 

Vous trouverez aussi en regard des vidéos qui vous rappelleront quelques bons moments passés en compagnie de calligraphes qui, entre novembre 2016 et décembre 2018, ont eu à coeur de partager leur pratique et leur passion pour la calligraphie orientale, mais aussi la calligraphie latine, qu'elle soit ancienne avec Laurent Rébéna et Marc Smith, ou contemporaine comme celle de Roger Druet. 

Dans les semaines à venir, nous continuerons à publier les réponses d'autres acteurs du livre qui, à leur tour, nous feront partager leur expérience de la crise en cours. 

Nous travaillons pour vous proposer de nouveaux Rendez-vous des métiers du livre pour cet automne, au cours duquel vous pourrez découvrir l’exposition célébrant le bicentenaire de la Société des bibliophiles françois.

 

Contact

metiersdulivre.arsenal@bnf.fr

Bibliothèque de l'Arsenal
1, rue de Sully 75004 Paris.
Tél : 01 53 79 39 04
Horaires d'ouverture :
lundi-vendredi 10h-18h
samedi 10h-17h


La Bibliothèque de l'Arsenal a reçu le label Maison des illustres en 2012 et une étoile au Guide vert Michelin en 2017.

Les métiers du livre dans les autres départements de la BnF

Le département Littérature et art propose un fonds représentatif de la production française et internationale sur le livre, son histoire et ses métiers ainsi que sur les bibliothèques et les sciences de l’information des origines à nos jours. Il conserve également d'importants fonds patrimoniaux : catalogues de libraires et d'éditeurs et catalogues de vente de livres.

Le Centre national de la littérature pour la jeunesse, service du département Littérature et art, propose l’intégralité de la production éditoriale française depuis 1950 ainsi qu'un fonds patrimonial et des collections étrangères.


La Réserve des livres rares rassemble les éditions des textes qui occupent une place remarquable dans la culture occidentale, les livres d’artiste français et étrangers publiés depuis la fin du XIXe siècle et une riche collection de reliures.


Le département des Manuscrits conserve la plus importante collection au monde de manuscrits médiévaux, modernes et contemporains. Il recueille et met à la disposition du public les archives personnelles des écrivains français.


Le département de l’Orientation et de la recherche bibliographique propose en salle E des collections en accès libre sur l’histoire et le circuit de production du livre imprimé.


Le département  Droit, économie, politique met à la disposition du public en salle D les statistiques du SNE et des études de marché sur l'édition et la librairie, ainsi que des annuaires d'éditeurs et des documents sur l'orientation professionnelle dans les métiers du livre.

Confinement et déconfinement : 3 questions à la librairie Les Parages (75011)

undefinedQuestion 1 : Quelle(s) activité(s) poursuivez-vous en lien avec votre métier ?

Les Parages ont ouvert leurs portes le 20 août 2019. Après seulement sept mois, nous avons dû fermer la librairie le 13 mars... Cependant, le bel accueil des habitants du quartier nous a été confirmé lorsque nous avons décidé de réouvrir partiellement la librairie, en mettant en place un système de « click and collect ». Les clients réservaient des livres par mail ou téléphone et venaient ensuite les chercher lors des permanences. Nous avons fait aussi énormément de conseil par téléphone, dans tous les rayons, ce qui permettait de garder un lien, encore plus que via les discussions par mail. Beaucoup ont exprimé leur attachement à la librairie : au-delà de l’enjeu financier et des décisions à prendre, c'est ce que nous gardons en tête. La librairie commence à être réellement implantée dans le quartier, le lien s'est maintenu, chacun plus étant attentif à l'autre. L'après confinement, c'est pour nous beaucoup d'interrogations. Nous ne savons pas comment vont évoluer les choses, quels seront les comportements des acteurs du livre et des clients. De notre côté, nous mettons tout en oeuvre pour sortir debout de cette pandémie, sans y laisser trop de plumes.

Question 2 : Quelle est la place du livre aujourd'hui et pensez-vous que le livre et la lecture sortiront renforcés de la crise actuelle ?

La place du livre est toujours une question difficile qui a fait couler beaucoup d'encre depuis le début du confinement. Pour certain.e.s, des lieux comme les librairies et les bibliothèques devaient rester ouverts au même titre que les magasins d’alimentation ou les pharmacies! Nous sommes assez confiants dans l’ensemble sans être naïfs. La lecture n’est pas présente partout, pour des questions économiques mais surtout sociales. Il faudrait que le gouvernement et les médias parlent plus de livres, s'emparent véritablement de cette question, et que la télévision, média le plus populaire, donne plus de place aux livres et à la culture en général. Tout en restant assez réservés, nous espérons fortement bien sûr que le livre en sortira renforcé et que les librairies et les bibliothèques deviendront réellement des lieux incontournables pour tout un chacun. Lire peut aider à vivre, permettre de comprendre notre monde, aiguiser son point de vue, ou simplement divertir. Tout le monde peut trouver son livre s'il en a envie. Le problème n’est pas le temps disponible mais simplement une question de priorité et d’envie.

Question 3 : Quelle sera votre priorité professionnelle au sortir du confinement ?

Toujours continuer à faire vivre notre librairie, à lire et de donner envie de découvrir des auteurs, des textes, des idées. Nous adorons échanger avec nos clients! Nous apprenons beaucoup ainsi. Nous menons aussi une réflexion sur des événements à imaginer avec les autres acteurs du quartier. Penser local ! La priorité sera donc de réussir à faire de ce lieu un endroit chaleureux ou tout (ou presque) serait possible.
Photo Joseph Grappin Studio

Confinement et déconfinement : 3 questions à la librairie Guillaume Budé (75006)

undefinedQuestion 1 : Quelle(s) activité(s) poursuivez-vous en lien avec votre métier ?

Concrètement, la librairie ayant totalement stoppé ses activités durant le confinement, nous n’avons servi aucun client, y compris en click & collect, et avons brutalement basculé dans une période d’incertitude. Toutefois, lorsque vous aimez votre métier de libraire, que vous êtes engagé dans cette voie aussi magnifique que difficile, il ne se passe pas un jour, que vous soyez en vacances ou assigné à résidence comme lors du confinement, sans que vous pensiez à ce lieu magique, à vos clients, à ce que vous avez déjà entrepris, à tous les projets que vous aurez la possibilité de mettre en place et à ce que vous pourrez améliorer lorsque les affaires reprendront. Je dirais donc que l’activité poursuivie fut surtout d’ordre intellectuelle. La période étrange que nous traversons est, puisqu’il faut en dégager du positif, également l’occasion de renforcer le puisqu’il faut en dégager du positif, également l’occasion de renforcer le lien avec les collègues. Ou de rattraper le retard sur toutes les lectures mises de côté, le métier de libraire comme le travail de lecteur étant un éternel recommencement.

Question 2  Quelle est la place du livre aujourd'hui et pensez-vous que le livre et la lecture sortiront renforcés de la crise actuelle ?

Celui qui peut répondre à cette question de façon certaine est soit un menteur, soit un homme venu du futur. Personne ne sait si le livre et la lecture en sortiront renforcés. Ce que l’on peut dire de façon certaine est que l’attachement des Français au livre est fort, que les gens aiment se déplacer en librairie, y flâner, y découvrir des personnalités, échanger, et, globalement, soutenir ce pour quoi nous nous battons avec nos modestes armes : la diversité et le sérieux éditoriaux, le conseil, le partage, l’amour de la connaissance…  Par ailleurs, je pense que dans notre métier il faut rester optimiste. Par devoir d’abord, car les clients viennent pour passer un moment chaleureux et agréable, pas pour repartir déprimés par notre humeur. Par nécessité ensuite, car vous devez garder une fraîcheur mentale et une éternelle curiosité pour être capable de transmettre votre passion. Par conséquent, sortir de ce confinement avec des idées noires sur l’avenir de la filière ou de la lecture en général me semble peu constructif. Cela brûle une énergie mentale dont nous avons besoin pour continuer à travailler, améliorer ce qui peut l’être dans le modeste périmètre dont nous sommes responsables et bâtir chaque jour une relation particulière avec nos clients, puisque, in fine, ce sont pour eux que l’on fait ce métier.

Question 3 : Quelle sera votre priorité professionnelle au sortir du confinement ?

On va devoir se battre sur tous les fronts, il est difficile d’accorder une priorité à une partie de notre métier plutôt qu’une autre. Il va falloir à la fois relancer la « machine » d’un point de vue opérationnel, avec l’ensemble des contraintes qui vont être les nôtres pendant quelques mois – tout va être plus lent et compliqué, c’est une certitude , respecter et faire respecter les consignes sanitaires, et, surtout, recréer le lien avec la clientèle. Elle ne s’est jamais vraiment perdue, nous avons eu énormément de messages très positifs et touchants de leur part pendant le confinement. Les gens attendent notre retour, je pense, avec impatience. Toute la complexité sera de garder le sens de la proximité, du service et de l’échange malgré les masques, la distanciation sociale, etc. Nous avions pour notre part l’habitude de beaucoup discuter avec notre clientèle, pour savoir ce qu’ils désirent, ce qu’ils recherchent, en leur clientèle, pour savoir ce qu’ils désirent, ce qu’ils recherchent, en leur consacrant beaucoup de notre temps et ayant une écoute maximale. Il y a donc un peu d’appréhension, mais aucune inquiétude.

Calligraphie

undefinedRoger Druet : un calligraphe au XXe siècle : entretien avec Olivier Nineuil
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undefinedÀ la découverte de la calligraphie orientale : Ghani Alani, calligraphe. Avec Madeleine Guérin
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undefinedLa calligraphie latine d'hier à aujourd'hui : dialogue entre Marc Smith, paléographe et Laurent Rébéna, calligraphe
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Dans les collections de l'Arsenal

undefinedAmour et Bacchus : variation d’André Campra (1660-1744) ; airs de Jean-Philippe Rameau et Joseph Bodin de Boismortier
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Reliure de création

undefinedSün Evrard et Jean Lissarague : Dedans et Pardessus : textes, reliures et livres-objets
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Cycle Histoire de la reliure

undefinedAnne Zali : Enveloppes et secrets : aux origines de la reliure
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undefinedNathalie Coilly : La reliure au Moyen Âge
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undefinedElisabeth Parinet : La reliure au XIXe siècle : de l'Empire à l'Art Nouveau
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undefinedPascal Fulacher : La reliure au XXe siècle : vers un art de création
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