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Portail Développement durable

Le site de ressources et d'information sur le développement durable de la Bibliothèque nationale de France

Économie

Edito

L'économie verte... une économie qui concilie amélioration du bien-être de chacun et équité sociale tout en réduisant les risques environnementaux et la pénurie des ressources.

Image : CC BY JJ Harrison (Wikimedia Commons)

Sur cette page, vous trouverez des références bibliographiques et audiovisuelles pour vous accompagner dans vos réflexions sur ces thématiques, ainsi que quelques données chiffrées et des liens vers des ressources vous permettant d'approfondir vos recherches.

Repères - Les dates clés

  • 1996 : première version de la norme ISO 14001 (qui sera révisée en 2004) sur le management environnemental.
  • 1997 : mise en place du Global Reporting Initiative par le CERES et le PNUE afin d'édicter des directives en matière de développement durable pour les organisations.
  • 2000 : adoption du Pacte Mondial, à l'initiative de l'ONU visant à inciter les entreprises du monde entier à adopter une attitude socialement responsable.
  • 2006 : publication du rapport STERN sur l'économie du changement climatique.
  • 2010 : publication de la norme ISO 26000 relative à la responsabilité sociétale des organisations.

Rapport annuel de Davos sur les risques (en anglais)

Le livre du mois : Les miracles de l'éolien

Les mirages de l'éolien / Grégoire Souchay
[Paris] : Éditions du Seuil ; "Reporterre", 2018

[Février 2020]

Devenues un symbole de « la transition énergétique », les éoliennes sont aujourd’hui partout.
Face à ce sujet, la société est clivée entre ceux qui voient l’éolien comme une technologie fiable, très compétitive estimant que son développement accéléré s’impose et d’autres qui souhaitent réfléchir sur ce développement jugé aveugle.

[Cote : CR552 SOUC m]



Consultable en salle C

Ouvrages et films documentaires consultables en salle C sur...

Indicateurs - Statistiques
ouvrages/
Croissance - Décroissance
ouvrages // films documentaires
Economie sociale et solidaire
ouvrages // films documentaires
Responsabilité sociale des entreprises
ouvrages // films documentaires
Commerce équitable
ouvrages // films documentaires
Résultat de recherche d'images pour "tourisme"Tourisme éthique
ouvrages // films documentaires (Pour l'instant, consultation en bibliothèque de recherche uniquement)
Agriculture durable
ouvrages // films documentaires

Biblio-filmographie : AMAP, du producteur au consommateur

[Octobre 2019]

Si « la conscience est le fruit ultime de l’évolution  »(1), il est plus que jamais nécessaire que cette conscience permette de prendre définitivement la mesure des risques écologiques et conduise à une évolution des modes de pensée, mais aussi des systèmes de valeurs qui régissent le fonctionnement actuel de nos sociétés.
Alors qu’une certaine conscience des enjeux environnementaux se développe à l’échelle planétaire,
alors que les citoyens perçoivent désormais l’impact du changement climatique (inondations, fonte des glaces, etc.),
alors que les impacts environnementaux des excès de nos modes de vie et de production, à commencer par nos déchets, commencent à soulever l’indignation,
et même s’il demeure malgré tout une certaine forme d’inertie sur ces questions, des initiatives se développent partout dans le monde, notamment en terme d’agriculture et de consommation responsable, laissant à penser que la prise de conscience pourra conduire à plus de respect des hommes et de la nature.

(1) : Edgar Morin au Club de Budapest, journée de l’université intégrale « Comment répondre de manière positive, durable et intégrale à la crise systémique contemporaine dans ses dimensions économique, sociale et écologique ? », 10 mars 2009.

[Source : Où en sommes-nous de notre conscience écologique ? Par Carine Dartiguepeyrou.
In : Vraiment durable,  2013/2 (n° 4), pages 15 à 28]

Bibliographie : Le commerce équitable, un commerce à visage humain

[Mai 2019]

Le commerce équitable est un partenariat commercial, basé sur le dialogue, la transparence et le respect, qui vise plus d’équité dans le commerce international.

Le commerce équitable contribue au développement durable en proposant de meilleures conditions commerciales et en garantissant le respect des droits des « petits » producteurs, principalement dans les pays du Sud, mais pas uniquement. En effet, les circuits courts ou le commerce de proximité ont pour objectif de rapprocher producteurs et consommateurs d’une même région. Cela participe d’un commerce respectueux des Hommes et de l’environnement.
Les organisations du commerce équitable, soutenus par les consommateurs, s’engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser le public et à se mobiliser pour des changements dans les règles et les pratiques du commerce international conventionnel.

Cette bibliographie propose des ouvrages, des films documentaires consultables à la Bibliothèque nationale de France (Tolbiac - Bibliothèque pour tous – Salle C), mais également des ressources à lire en ligne.
Il s’agit ici de comprendre les enjeux du commerce équitable, de s’interroger sur des notions telles que l’équité, le juste prix et sur l’impact ou la portée de ce commerce comme outil de développement et d’émancipation des peuples.

Bonne lecture !
 

Rapports et études à consulter en ligne

                                     


Vers une économie plus circulaire dans le livre ?
Etude du WWF - Octobre 2019
Ce rapport questionne la réalité de l’économie du livre.
Fondée principalement sur un modèle linéaire (“on produit, on lit, on archive”), la filière de l’édition du livre travaille-t-elle à réduire ses impacts sur l’environnement ? Les acteurs de cette filière se sentent-ils suffisamment concernés ?
Le WWF tente d’initier le débat depuis 2018 au sein d’un secteur économique dont la production pèse près de quatre milliards d’euros en France et est relativement protégée, par la langue et le prix fixe du livre. La surproduction permanente s’élève à  25 % en moyenne.
Cette étude s’attache à chiffrer et mettre en relation des faits concernant l’ensemble du cycle de vie du livre.

Rapport annuel 2018 de la La Via Campesina
Rapport  Via Campesina - Juin 2019
Le rapport annuel 2018 met en lumière les activités liées à l'ensemble du secteur agricole porté par l'association et les progrès réalisés au cours de l’année pour renforcer le mouvement international. L’année 2018 s’est achevée avec l’adoption de la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales.

Evaluating Europe's course to sustainable fisheries by 2020 = En route vers des pêcheries durables [En anglais]
Rapport WWF - Décembre 2018
Cinq ans après la réforme la plus récente de la Politique Commune de la Pêche (PCP), le WWF présente aux décideurs publics des États membres une évaluation critique et globale de la mise en œuvre des mesures phares de la PCP.
Lire la synthèse en français.

Une Europe agroécologique en 2050 : une agriculture multifonctionnelle pour une alimentation saine
Etude de l'institut du Développement durable et des relations internationales (IDDRI) - Septembre 2018
Les attentes sociales en matière d’alimentation saine et de préservation des ressources naturelles et de biodiversité s’affirment de plus en plus nettement au niveau européen. Leur prise en charge efficace suppose de généraliser une agriculture agroécologique. En Europe, une telle agriculture est en moyenne moins productive et est de ce fait considérée comme incompatible avec la poursuite d’autres enjeux cruciaux : produire suffisamment pour l’Europe et le monde tout en développant les filières de la bioéconomie pour lutter contre le changement climatique. L’impératif d’une Europe agricole productive semble ainsi s’opposer à la préservation des ressources naturelles, des paysages et des espèces.
Le projet TYFA – Ten Years For Agroecology in Europe – aborde ce dilemme apparent en interrogeant les besoins de production agricole compatibles avec une prise en charge, au même niveau de priorité, des enjeux de climat, de santé, de conservation de la biodiversité et des ressources naturelles et d’alimentation européenne et mondiale.


Le véritable bilan annuel des grandes entreprises françaises

Rapport de l'Observatoire des multinationales - Juin 2018
L’Observatoire des multinationales, édité par Bastamag, publie le premier « véritable bilan annuel » des multinationales françaises. Ce rapport très détaillé et inédit permet à chacun de s’informer sur ce que font concrètement les grandes entreprises françaises dans différents domaines : répartition des richesses, actions pour la protection du climat et de l’environnement,  respect des droits des travailleurs, lobbying, conséquences de leurs activités sur la santé.

Chiffres clés des énergies renouvelables-Édition 2018
Rapport du Commissariat général au développement durable - Mai 2018
Force vive de l’eau ou du vent, rayonnement solaire, géothermie, chaleur du bois et des autres ressources de la biomasse, sans oublier les carburants végétaux et la valorisation des déchets, les énergies renouvelables prennent de multiples formes. Leur développement constitue un enjeu fort dans un contexte de demande croissante d’énergie, d’épuisement potentiel des ressources fossiles et de nécessaire réduction des émissions de gaz à effet de serre.
L’Union européenne a décidé, dans son nouveau Paquet Énergie-Climat 2030, d’atteindre 27 % d’énergies renouvelables dans son bouquet énergétique. La France a, quant à elle, inscrit dans la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte l’objectif de porter la part des énergies renouvelables dans sa consommation brute à 32 % en 2030.

Financer l'économie durable europréenne (en anglais)
Rapport du High Level Expert Group on Sustainable Finance - Janvier 2018
Au lendemain du One Planet Summit qui a permis d’aboutir à des engagements en matière de finance verte, le High-Level Expert Group (HLEG) a remis le 31 janvier son rapport à la Commission européenne. Avec ses 28 recommandations, ce rapport constitue la feuille de route la plus ambitieuse jamais réalisée sur la finance verte.
Pour aller plus loin, le commentaire de Pascal Canfin "Finance verte : présentation d'une feuille de route sans précédent"


Closing the Gap: Scaling up sustainable supply chains
Rapport du Carbon disclose Project - Janvier 2018
Ce rapport du CDP (Carbon Disclosure Project), plate-forme mondiale d’informations sur les entreprises en matière d’émissions de carbone, indique que les plus importantes, partout dans le monde, ont réalisé une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre dans leurs chaînes d'approvisionnement en 2017.

MODE ET ETHIQUE : vers un possible rapprochement ?

SOMMAIRE

- INTRODUCTION : De l’état des lieux à la prise de conscience
-
PARTIE I : Etat des lieux : Des droits humains bafoués, un environnement nié
Impact environnemental :

. Impacts sociétal et économique
.
Le Rana plaza : le symbole d'une mondialisation sauvage
.
Qu'est-ce qu'un prix juste ?
.
Devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d'ordre
.
Sources complémentaires utilisées pour la rédaction
.
Pour aller plus loin


[Septembre 2019]



-
PARTIE II : De la prise de conscience à la mise en place de solutions éthiques
.
Côté consommateurs
.
Côté entreprises
.
La campagne DETOX de Greenpeace
.
Le secteur du luxe
.
Les labels
. Sources complémentaires utilisées pour la rédaction
.
Pour aller plus loin
-
CONCLUSION : L'éthique et la mode, une tendance irréversible ?



INTRODUCTION
De l’état des lieux à la prise de conscience

Les principes du commerce équitable et éthique avec ses critères sociaux et environnementaux s’appliquent aussi au domaine de la mode. Dans ce domaine d’activité également, il s’agit de garantir des conditions de travail acceptables tout au long de la filière de production et de limiter l’empreinte environnementale  des produits, en utilisant une matière première protégeant l’environnement (fibres naturelles sauvages ou biologiques, matériaux issus du recyclage…), ou en réduisant les gaz à effet de serre lors de la fabrication, du transport.
L’engagement des consommateurs en faveur d’actes d’achat plus sobres et vertueux demeurent un élément essentiel dans le processus.
     L’industrie textile est la deuxième plus polluante, juste après l’industrie pétrolière. Elle émet plus de gaz à effet de serre que les transports aérien et maritime.
En 2000, la production mondiale de vêtements était estimée à 50 milliards de pièces. En 2018, elle a presque triplé pour atteindre 140 milliards. Or, la confection d’un tee-shirt demande 2700 litres d’eau, celle d’un jean l’équivalent de 300 douches.
Il y a donc urgence à changer nos habitudes. De la production à la consommation, des solutions existent.
 

PARTIE I : ETAT DES LIEUX
Des droits humains bafoués, un environnement nié

- 93% des vêtements achetés non portés dans l'année.

- 1 benne de vêtements jetée chaque seconde.
La « Fast fashion » est devenue le modèle dominant. Les deux collections printemps/été et automne/hiver dans une seule année ne sont plus qu’un vague souvenir. On assiste aujourd’hui à un défilé incessant de collections, jusqu’à huit par an. Réassort et rabais s’enchainent. Certaines marques produisent jusqu’à 12000 nouveaux modèles chaque année.
L’objectif des marques : vendre. Très influentes, elles savent créer un désir de consommation chez les acheteurs qui investissent le règne de la surconsommation.

La « Fast fashion » est devenue le modèle dominant. Les deux collections printemps/été et automne/hiver dans une seule année ne sont plus qu’un vague souvenir. On assiste aujourd’hui à un défilé incessant de collections, jusqu’à huit par an. Réassort et rabais s’enchainent. Certaines marques produisent jusqu’à 12000 nouveaux modèles chaque année.
L’objectif des marques : vendre. Très influentes, elles savent créer un désir de consommation chez les acheteurs qui investissent le règne de la surconsommation.
C’est ainsi que les grandes marques font de leurs clients des complices involontaires de la pollution des eaux.
Involontaires : vraiment ? Et si les consommateurs achetaient moins ? Au moment des soldes durant lesquelles 50% des vêtements sont achetés, on peut acheter un tee-shirt pour le prix d’un sandwich. Dans ces conditions, pourquoi ne pas se laisser tenter ? Mais est-ce là un « juste prix » ?
Selon l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), une personne achète en moyenne 60 % de vêtements de plus qu’il y a 15 ans et les conserve moitié moins longtemps.
93% d’entre eux n’ont pas été portés dans l’année.
L’équivalent d’une benne de vêtements est jetée chaque seconde.
Comment les textiles sont-ils produits ? Où, par qui, dans quelles conditions nos vêtements sont-ils fabriqués ?
Les dégâts de cette » Fast fashion » sont multiples et se constatent à différents niveaux : écologique, sociétal et économique.
Le sujet est complexe, car il ne suffit pas d’être naturel pour être écologique. Le coton par exemple, bien qu’étant une fibre naturelle, a un impact environnemental néfaste. Sa culture est l’une des plus polluantes au monde avec la consommation de 24 % des pesticides au niveau mondial.

Depuis quelques temps fleurissent sur le marché des produits textiles étiquetés « bio », sans contrôle sur ces indications. Même si la matière première utilisée est intégralement d’origine biologique, un étiquetage « bio » ne donne aucune garantie concernant les traitements des fibres. Une qualité biologique peut être intégralement dénaturée après un blanchiment au chlore ou utilisation de teintures chimiques…
En amont de la filière, les animaux d’où provient la matière première peuvent également subir des  graves préjudices comme des modifications génétiques irréversibles (par exemple les mérinos) ou des traitements les fragilisant durablement (épilation des lapins angora).

Intervenant sur l’ensemble des filières, les êtres humains sont également mis à rude épreuve. Les exemples sont nombreux : emploi de produits hautement toxiques répandus sur les cultures ou utilisés pour les traitements des fibres ; perte de souveraineté alimentaire suite à l’utilisation de plantes OGM ; esclavage d’enfants, femmes et hommes dans certaines usines de pays en voie de développement.
Les audits réalisés sur les sites de fabrication, de conditionnement et de distribution  s’assurent que les produits labellisés respectent tous les critères des référentiels concernés. Ainsi, c’est le produit fini qui est contrôlé sur toute la filière et non pas uniquement la fibre.

 Impact environnemental :
- Voyage au pays du coton
Le coton correspond à environ 40% de la production textile mondiale, une industrie très prédatrice pour l’environnement.

Le coton :
- Culture = 2,5% des surfaces mondiales
- Irrigation = 2/3 des ressources mondiales d'eau potable
- 64% du coton cultivé est OGM
La culture du coton conventionnelle est la plus polluante au monde. Si elle ne couvre qu’environ 2,5% des surfaces cultivées mondiales,  elle engloutit 25% des insecticides et 10 % des herbicides selon l’Organisation Mondiale de la Santé. Employés  pour accroître les rendements, ces produits sont hautement toxiques pour les agriculteurs et l’environnement. L’OMS estime que 22000 personnes décèdent chaque année à cause de l’exposition aux pesticides nécessaire à la culture de la plante

L’irrigation du coton conventionnel utilise plus de 2/3 des ressources mondiales d’eau potable. Environ 5263 litres d’eau sont nécessaires pour produire 1 kg de coton.

En 2016, 64% du coton cultivé dans le monde était génétiquement modifié.  Le coton Bt (littéralement Bacillus Thuringiensis), développé par Monsanto, contient des toxines répulsives pour certains types de parasites de la plante. Cela devait permettre une utilisation moindre de pesticides.
Mais contrairement aux promesses de Monsanto, l’apparition de prédateurs résistants sur le coton OGM cultivé en Inde, au Pakistan ou encore au Burkina Faso, a eu l’effet inverse, soit l’augmentation des pesticides déversés, entraînant une destruction de la biodiversité.

++ Coton, lin, laine, soie, fibres chimiques… : Lire la suite...

Impacts sociétal et économique :

- 40 millions de personnes employées comme esclaves modernes dans l'industrie textile :
- 168 millions d'enfants travaillant dans le monde
Outre son impact majeur sur l'environnement, l'industrie du textile emploie directement au moins 60 millions de personnes et semble largement profiter de la misère sociale. Plus de 40 millions de personnes y sont employés comme des esclaves modernes, dont 70,1 % de femmes selon le Global Slavery Index (l'Indice mondial de l'esclavage).

L’Organisation internationale du travail (OIT) informe que quelque 168 millions d’enfants travaillent dans le monde. Le secteur agricole (notamment la culture du coton) emploie dans le monde 108 millions d’enfants âgés de 5 à 14 ans. 12 millions d’enfants travaillent dans l’industrie.
La convention 182 de l’OIT interdit l’embauche des enfants pour les « pires formes de travail » ; la convention 138, quant à elle, fixe l’âge minimum d’admission à l’emploi et au travail en fonction de la pénibilité.

              
                                  https://ethique-sur-etiquette.org/Decomposition-du-prix-d-un-T-shirt
Dans un autre ordre d’idée, la Fast fashion impose des délais d’approvisionnement extrêmement courts. L’appel aux sous-traitants est la règle, ce qui permet aux multinationales de se déresponsabiliser. Les temps de travail hebdomadaires sont très importants pour des salaires très bas. Le collectif « Ethique sur l’étiquette » a  décomposé le coût d’un tee-shirt : celui de la main d’œuvre représente seulement 0,6% du total.

Le Rana Plaza : le symbole d’une mondialisation sauvage

L’effondrement du Rana Plaza illustre parfaitement les
conditions extrêmes de production qui se cachent derrière cette
mondialisation.

Le 24 avril 2013,  les ateliers de confection abrités dans le Rana Plaza sont emportés dans l’effondrement du bâtiment : 1138 travailleurs y trouvent la mort, près de 2000 autres ouvriers sont blessés. Ils étaient les sous-traitants pour de grandes marques occidentales ; des étiquettes sont retrouvées dans les décombres : Mango, Benetton, Primark, H&M, Loblaw, pour n’en citer que quelques-unes. Camaieu, Auchan parlent de sous-traitance illégale, certaines marques nient leur présence au Rana Plaza.

L’opinion publique découvre alors les conditions de travail des ouvriers du textile et la question de la responsabilité des sociétés donneuses d’ordre se pose.                          
Il aura donc fallu  une catastrophe de cette ampleur pour que les consommateurs ouvrent les yeux et se rendent compte des coulisses de la production de leurs marques préférées : des ouvriers sous-payés, entassés dans des bâtiments insalubres plus de 10 heures par jour pour fabriquer nos vêtements en masse et à petits prix. Pour l’industrie de la mode, il s’agit de petites mains qui ont le devoir d’être productives mais sans aucun droit.
Consternés et concernés, des consommateurs ont lancé la « Fashion Revolution » et le hashtag #WhoMadeMyClothes. Les grandes industries de Fast fashion restèrent très vagues dans leurs explications quant aux conditions de travail des employés.

Qu’est qu’un prix juste ?

Contrairement aux délocalisations industrielles telles que l’on peut les connaître dans le secteur automobile, les grands distributeurs ne créent pas d’usine et n’en possèdent pas sur place. Ils se limitent à donner du travail à des entrepreneurs locaux. La confection de vêtements n’appelle pas de qualification poussée ni un matériel pointu.

 La course aux prix les plus bas et aux délais très courts a pour conséquence la concentration de milliers d’ouvriers dans des locaux privilégiant le faible coût au détriment des normes de sécurité des bâtiments.

La notion de « juste prix » est intrinsèquement liée au critère de l’éthique dans les échanges.  Celui-ci est un des fondements du commerce équitable. L’idée étant que les producteurs doivent pouvoir entretenir des relations commerciales librement et fixer leurs prix dans le cadre d’une relation équilibrée avec les consommateurs leur permettant ainsi de dégager une rémunération adéquate de leur travail. Il s’agit aussi de favoriser des conditions de production respectant la dignité des personnes et leur environnement.
Le modèle économique actuel est basé sur les prix bas. "Dans les années 90, l’accélération des prix bas a entraîné une perte de repère sur la valeur du vêtement chez les consommateurs et les producteurs. Cela a contribué à rendre la mode toxique pour l’environnement, les travailleurs et la société » explique Majdouline Sbaï, auteure de "Une mode éthique est-elle possible ? ».
Selon le Workers Rights Consortium, une hausse de seulement 10 centimes par vêtement permettrait pourtant de mettre les usines aux normes de sécurité et d’éviter un nouveau Rana Plaza. "Il est primordial de réinvestir dans l’appareil productif et de se réapproprier la chaîne de valeur pour pouvoir passer d’un modèle aujourd’hui très linéaire à un modèle circulaire", explique la sociologue. Il s’agit aussi pour les entreprises de se saisir d’une opportunité économique. Sans changements, le "Business as usual" ferait chuter leurs bénéfices de 3 à 4 % en 2030.

Devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d'ordre
La loi n° 2017-399 du 27 mars 2017 votée par l’Assemblée nationale impose aux multinationales françaises de plus de 5000 salariés l’obligation de mettre en place un plan de vigilance, afin d’identifier et de prévenir les atteintes graves aux droits humains, aux libertés fondamentales, à la santé, à la sécurité et à l’environnement pouvant être causés par les activités de la société, de ses filiales ou de ses sous-traitants avec qui sont entretenues des relations commerciales établies.

++ Sources complémentaires utilisées pour la rédaction : Lire la suite...
++ Pour aller plus loin : Lire la suite...
 
PARTIE II : DE LA PRISE DE CONSCIENCE A LA MISE EN PLACE DE SOLUTIONS ETHIQUES
Côté consommateurs

Si la notion de Slow food est maintenant bien connue des consommateurs, celle de Slow fashion l’est un peu moins.
Mais qu’est-ce exactement que la Slow fashion ?
C’est un mode de production et de consommation du textile plus local, utilisant des matières respectueuses de l’environnement.

S’agit-il d’une simple tendance pour certains  qui ne s’adresse qu’à une poignée d’irréductibles ou d’un phénomène révolutionnaire qui prend de l’ampleur ?

Comme son nom l’indique, la Slow fashion consiste principalement à ralentir le rythme effréné  de la production textile par opposition à la Fast fashion, deuxième industrie la plus polluante au monde, derrière l’industrie pétrolière.
Alors qu’il y a encore quelque temps les nouvelles collections arrivaient à chaque saison, elles sont aujourd’hui en perpétuel renouvellement. C’est la pratique du flux tendu avec aucun stock. La Slow fashion lutte contre l’obsolescence programmée de nos vêtements en privilégiant la qualité à la quantité. L’enjeu est de fabriquer en moins grande quantité des vêtements intemporels et solides pour qu’ils durent davantage, voire même qu’ils traversent les générations. C’est une idée intéressante. Encore faut-il que les consommateurs en soient convaincus.
Consommer local, respecter la nature, respecter l’humain. Et si consommer moins et mieux était considéré non pas comme une contrainte, mais comme un mode de vie qui refuse la course à la possession et à la surconsommation.
++ Consommer local, respecter l’humain et la nature… : Lire la suite…

Côté entreprises

- 2000 : émergence de marques éthiques
- 2019 : 72% des Français souhaitent des marques responsables et éthiques
"L’industrie de la mode connaît une transformation significative", estime l’ONU Changements climatiques. "De plus en plus d'entreprises s'orientent vers des modèles commerciaux plus durables aidant ainsi à lutter contre le changement climatique et à atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD)". Le vert serait-il devenu la nouvelle couleur tendance ?

Les vêtements éthiques ont longtemps rimé avec vêtements ethniques mais les vêtements en coton bio, ou qui répondent à des labels environnementaux, allient maintenant écologie, esthétique et élégance.
Des marques éthiques ont émergé dans le début des années 2000. Elles ont impulsé une nouvelle manière de consommer, en accordant une grande importance au style de leurs produits tout en favorisant des critères éthiques, écologiques à chaque étape de la production.
Certaines comme Véja rétribue les travailleurs au juste prix plus juste, raccourcit le circuit de certaines filières, celle du latex notamment, fait appel à une coopérative qui applique les règles de l’agroécologie. Les chaussures sont acheminées par bateau. Le stockage et la livraison sont assurés par un atelier de réinsertion.

La campagne DETOX de Greenpeace
Il y a sept ans, Greenpeace a lancé sa campagne Detox pour dénoncer l’usage de produits chimiques dangereux dans la fabrication de vêtements et leurs rejets dans les cours d’eau des pays producteurs (Chine, Indonésie, Mexique, etc.). Cette campagne visait à inciter les grandes marques de vêtements à assumer la responsabilité des impacts environnementaux de leurs chaînes de sous-traitance et à s’engager sur un objectif « zéro rejet de produits chimiques dangereux » à l’horizon 2020.
Le défi Detox a été relevé par 80 entreprises dont 29 marques de mode, de vêtements de sport, du luxe, de la grande  distribution et du vêtement de plein air.
Il a fallu, d’une part, de nombreuses investigations et analyses d’effluents et d’autre part, des révélations portant sur des produits chimiques dangereux réglementés dans l’Union européenne et aux États-Unis, mais pourtant utilisés dans les pays en développement et régulièrement rejetés dans le milieu naturel, comme les éthoxylates d’alkylphénol (APE), pour convaincre les entreprises de s’engager.
++ Campagne DETOX… : Lire la suite…

Le secteur du luxe

Le marché du luxe compte plus de 400 millions de consommateurs et les Européens continuent de capter une large part de ce commerce mondial. Le commerce prospère à plus de 86O milliards d'euros à l’échelle internationale.

Le luxe utilise des ressources rares. L’éthique, le développement durable sont l’une des préoccupations affichées par les représentants des grandes marques poussés par certains clients particulièrement désireux de connaître les origines des articles : de quelles exploitations proviennent des fourrures ? 

Quelles sont les origines géographiques de diamants ? Cela s’accompagne même parfois de demande de certification portant sur toute la chaine de production. La traçabilité des produits devient  un enjeu majeur. Certaines maisons prennent des initiatives. Le groupe Kering (Gucci, Yves Saint Laurent, Boucheron…) a, par exemple, lancé une application baptisée "My EP&L" pour Environmental Profit & Loss » (Compte de Résultat Environnemental) qui permet de connaître en quelques clics l’impact environnemental d’une pièce, depuis l’extraction des matières premières qui la composent jusqu’à sa vente en boutique. Consommation d’eau, émissions de CO2, pollution de l’eau et de l’air, production de déchets, utilisation des sols..., 5 000 indicateurs sont référencés.
Si ce commerce évolue, c’est aussi qu’il rajeunit à travers la demande chinoise, qui compte aujourd’hui pour plus du tiers. La vente en ligne est le nouveau relais de croissance.
Le luxe recourt également à des matières nouvelles fabriquées à partir de fibres naturelles, à des opérations de recyclage et de conversion de matériaux.  
En décembre 2018, lors de la COP24 à Katowice et conformément aux objectifs de l'Accord de Paris, une Charte pour l’industrie de la mode pour l’action climatique a été lancée et signée par 43 géants du secteur.
Sous les auspices de l'ONU Changements climatiques, des grandes marques de mode, détaillants, organisations de fournisseurs et de transporteurs, y compris une grande compagnie maritime, ont décidé de s'attaquer collectivement à l'impact climatique du secteur sur toute sa chaîne de valeur.
Cette charte va au-delà des engagements antérieurs à l'échelle sectorielle. Elle comprend un objectif de réduction de 30 % des émissions de GES d'ici 2030 et un engagement à analyser et à établir une voie de décarbonisation pour l'industrie de la mode en s'appuyant sur les méthodologies de l'Initiative des cibles fondées sur des données scientifiques.
++ Techniques durables et création,  recyclage des vêtements et ses difficultés…Lire la suite…

Les labels
Les labels remplissent une triple fonction : ils signalent aux consommateurs l’existence d’engagements pour des pratiques de consommation durable ; ils définissent la durabilité des produits à travers l’élaboration d’un cahier des charges ; ils garantissent aux consommateurs le respect de ce cahier des charges.
Il existe un nombre incalculable de labels au niveau mondial, il est très difficile pour le consommateur de s’y retrouver.
Que privilégier ? Le coton biologique ou les aspects sociaux de la production ?
Pour s’y retrouver,  quelques labels sont ci-dessous listés. La liste n’est cependant pas exhaustive.

                                                                                             

  • Le label Global Organic Textile Standart (GOTS) offre la garantie la plus complète. Il s’agit d’un label international privé créé en 2008 pour harmoniser les standards internationaux des textiles biologiques.  Il prend en compte  les critères environnementaux, sociaux et sanitaires tout au long du cycle de fabrication. Ce label doit être accompagné de précisions concernant le % de matière biologique contenue dans le produit final et éventuellement s’il s’agit de cultures biologique ou en conversion. Pour avoir le label GOTS, tous les textiles doivent être composés d’un minimum de 75 % de matière bio.
  • Le label Naturtextil garantit qu’au moins 95% des fibres sont naturelles et issues de l’agriculture biologique. Il veille à ce que les produits utilisés ne contiennent aucune substance dangereuse pour la santé et l’environnement et se soucie également du respect des critères sociaux. Son pendant pour le cuir est le label Naturleder.
  • Le label Fairtrade Max Havelaar garantit que le coton a été cultivé par des producteurs certifiés pour le commerce équitable. Ceux-ci perçoivent un prix minimal garanti et une prime destinée à financer des projets communautaires. Les cultivateurs de coton s’engagent à respecter des critères sociaux et écologiques.
  • Le label Oeko-Tex Standard 100 garantit l’absence de substances toxiques pour l’homme ou l’environnement dans le produit fini.  Il se décline en plusieurs certifications : Oeko-Tex 100 plus qui souligne un effort réalisé dans le domaine de l’écologie de production et Oeko-Tex 1000 qui garantit le respect des normes sociales et écologiques au moment de la fabrication du produit.
  • Le label Organic exchange garantit un taux de coton biologique dans le produit fini mais ne garantit pas les étapes de transformation du textile et notamment la teinture. Il ne comporte pas non plus d’éléments concernant les conditions sociales de production. Crée en 2002, l’association américaine Organic exchange  a pour principaux représentants des multinationales telles que Nike, H&M, Adidas, Patagonia, Marks & Spencer. L’objectif affiché est de favoriser l’utilisation de coton biologique à l’échelle mondiale pour stimuler sa production.
  • Le label EU Ecolabel européen textile : les critères portent  sur le type de fibre, la limitation de la présence de substances nocives dans les fibres textiles ainsi que la limitation de la pollution de l’air et de l’eau.

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CONCLUSION
L’éthique et la mode, une tendance irréversible ?

Le 26 août 2019, François-Henri Pinault, PDG de Kering, a présenté aux dirigeants du G7 le Fashion Pact qui expose les objectifs écologiques de 32 grands groupes de la mode, soit 147 marques. Près de 30% de l’industrie de la mode est mobilisée. En mai dernier, Emmanuel Macron avait chargé le PDG de Kering de fédérer 20 % des acteurs de la mode et du luxe en volume de production sur les questions environnementales et sociétales.

Les enjeux écologiques de l’industrie du textile sont de taille. C’est le deuxième secteur industriel le plus polluant, après celui du pétrole.

Selon l’ONU, il est responsable de 10 % des émissions de carbone mondiales, ainsi que de 20 % des rejets d’eaux d’usées.
Concernant la pollution des océans, là aussi le secteur est particulièrement concerné. Il est responsable de 35 % de la pollution plastique océanique due à la désintégration de microfibres de tissus synthétiques. Les entreprises ont plusieurs choix pour réduire ces impacts : éliminer le plastique à usage unique d’ici 2030, soutenir l’innovation pour éliminer la pollution par les microfibres, promouvoir des productions agricoles durables…
Les entreprises signataires souhaitent, par exemple, atteindre, en 2050, le « zéro émission nette de carbone ». Elles veulent également utiliser 100 % d’énergies renouvelables, d’ici 2030.
Les clients incitent les griffes à prendre les bonnes mesures. C’est ce que rappelle d’ailleurs Marie-Claire Daveu, directrice du développement durable et des relations institutionnelles internationales de Kering : « À partir du moment où les CEO (Chief Executive Officer) mettent leur nom sur ce document, il faudra qu’il y ait des effets derrière. Car, sur les réseaux sociaux notamment, nous sommes très vite rappelés à l’ordre, avec les dommages que l’on sait sur l’image d’une marque ».
     L’accord reste cependant peu contraignant et les engagements de ce pacte manquent de précision. «L’industrie de la mode s’engage à réduire de façon significative son impact sur l’environnement marin, en collaboration avec d’autres grandes initiatives déjà en place», peut-on lire dans le document.
Les membres de ce pacte pourront - s’ils le souhaitent - bannir l’utilisation de plastique à usage unique d’ici 2030 dans le cadre de la protection des océans.
En ce qui concerne la biodiversité, l’agriculture et les filières de production durables seront favorisés dans le respect du bien-être animal. Pour le climat, l’objectif est d’atteindre zéro émission de gaz à effet de serre d’ici 2050.
Les entreprises partenaires n’ont cependant aucune obligation, ni «feuille de route» concrète à respecter pour atteindre ces objectifs. Aucun label n’est mis en place, et aucun système de sanctions n’est envisagé pour les marques qui ne tiendraient pas leurs engagements. Tout repose sur le volontariat. Le ministère de la Transition écologique précise que «c’est aux entreprises signataires de mettre en place des actions afin de réduire leurs émissions de CO2 en fonction de leurs filières d’exploitation (coton, cuir, soie…)». Le ministère compte surtout sur l’effet de réputation.
     Les ONG, quant à elles, dénoncent un écran de fumée.

Sites internet
https://unfccc.int/fr
L’ONU, le changement climatique et la mode
https://eur-lex.europa.eu/
Etablissement de critères d'attribution du label écologique de l'Union européenne aux produits textiles  
https://www.greenpeace.fr
Protéger l’environnement, la biodiversité et promouvoir la paix.
https://www.consoglobe.com/
Consommer mieux, vivre mieux.
https://www.novethic.fr/
Diffuser la culture durable, éclairer les prises de décisions et faciliter l'action.
https://www.actu-environnement.com/
Informer sur l'actualité relative à  l'écologie, au développement durable, aux changements climatique, la protection de la planète et la nature.
https://viacampesina.org
Promouvoir la souveraineté alimentaire, l’agriculture paysanne et le respect des droits humains.
https://www.ilo.org
Rassembler gouvernements, employeurs et travailleurs pour promouvoir les droits au travail, encourager la création d'emplois décents, développer la protection sociale et renforcer le dialogue social dans le domaine du travail.
https://institut-economie-circulaire.fr/
Réfléchir autour de l'intelligence écologique et de l'économie de la ressource.
https://ethique-sur-etiquette.org/
Mondialiser les droits humains au travail.
https://www.odi.org/
Promouvoir les progrès et la prospérité au niveau mondial en se concentrant sur l’amélioration de la vie des personnes les plus pauvres dans le monde.
https://www.fairwear.org/
Contrôler et améliorer les conditions de travail dans l'industrie textile.
https://www.publiceye.ch/fr/thematiques/vetements
Regarder là où d’autres voudraient que leurs activités restent dans l’ombre, dénoncer les méfaits et proposer des mesures concrètes pour y remédier
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mode_ethique
Définir la mode éthique ou durable.
https://www.lafibredutri.fr/
Où déposer vêtements et chaussures ?

[Toutes les images sont libres de droits]

 

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