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Ressources en culture générale sélectionnées par la Bibliothèque nationale de France

Voyager

Le tourisme et ses institutions

Certaines institutions cherchent à promouvoir le tourisme et fournissent des données importantes sur le sujet :

Le frisson de l'aventure... à la radio

Ces quatre émissions, tirées de Concordance des temps sur la radio France Culture, abordent les différentes manifestations de l'aventure comme rêve d'ailleurs et source de fascination.

Des gabiers à la manœuvre dans le gréement d'un vaisseau, Pierre Ozanne

Voyager : un départ placé sous le signe de la découverte

Le soir sur les terrasses, Jean-Joseph Benjamin-Constant, 1879

Que nous disent les sciences humaines et sociales sur des sujets aussi variés que le frisson de l'aventure, les vacances, les grandes expéditions, ou encore le tourisme ? Pour commencer, quelques ressources en ligne sur la question. 

Zoom sur le tourisme

Image : wikimediacommons (The 10 most visited countries in 2014 by WTO report)

Le tourisme prend une place de plus en plus importante dans nos vies. Les sciences humaines et sociales nous apporte un éclairage intéressant sur ce sujet.

 

 


Saskia Cousin, Bertrand Réau

Sociologie du tourisme, La Découverte (coll. Repères), 2009

 

 


Marc Boyer

Histoire générale du tourisme du XVIe au XXIe siècle, L'Harmattan, 2005

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

Les indispensables à la BnF

 Expédition Kelsey, Gallica


 Venayre Sylvain. La gloire de l'aventure : genèse d'une mystique moderne, 1850-1940, Aubier, 2002

Au tournant des XIXe et XXe siècles, l'aventure cesse de se confondre avec des tribulations cocasses ou tragiques, réservées à la jeunesse ou à quelques excentriques, pour devenir un idéal et un art de vivre. Comment accomplir ce nouveau mot d'ordre : faire de sa vie un poème en actes ? Dans la guerre, peut-être, là où elle cesse d'être usine meurtrière, là où le combat individuel est encore possible. Dans le voyage : commence une quête éperdue, sur cette planète qu'on cadastre chaque jour un peu plus, des espaces ignorés, des peuples purs de la souillure touristique. Dans la politique et, pourquoi pas, dans la littérature : car des écrivains vouent désormais, indissociablement, leur vie et leur œuvre à l'aventure, Conrad, Malraux, Saint-Exupéry... dont un Hugo Pratt sera parmi d'autres l'héritier.


 Corbin Alain. Le territoire du vide : l'Occident et le désir du rivage, Flammarion, 2010


C'est entre 1750 et 1840 que s'éveille puis se déploie le désir collectif du rivage. La plage alors s'intègre à la riche fantasmagorie des lisières ; elle s'oppose à la pathologie urbaine. Au bord de la mer, mieux qu'ailleurs, l'individu se confronte aux éléments, jouit de la sublimité du paysage. Le long des grèves septentrionales, l'alternance du flux et du reflux, le spectacle d'un peuple de "petits pêcheurs", simple, héroïque et redoutable, conduisent l'errance et la rêverie. Dans le saisissement de l'immersion, qui mêle le plaisir et la douleur de la suffocation, s'élabore une façon neuve d'appréhender son corps.

 


Corbin Alain, Richard Hélène. La mer : terreur et fascination, Points, 2011


Cet ouvrage retrace l'évolution des représentations que l'homme se fait de la mer, à mesure qu'il la connaît et tente de la dompter. Du royaume antique de Poséidon peuplé de monstres plus ou moins bienfaisants aux premières cartes du Moyen Âge, des premières traversées de l'Atlantique et des débuts de l'exploration sous-marine à la fascination romantique, la mer se révèle toujours plus impressionnante, aussi riche qu'effrayante, source d'inspiration pour les musiciens, les écrivains et les cinéastes. Aujourd'hui menacée par la pollution et le réchauffement de la planète, c'est de son équilibre que dépend la survie de la Terre. Entre menace planétaire et émerveillement des grandes profondeurs, la mer conserve tout son pouvoir de fascination.


Urbain Jean-Didier. Sur la plage : moeurs et coutumes balnéaires, XIXe-XXe siècles, Payot 1994

On peut voyager loin sans être un touriste, aller au bout du monde non pour l'explorer, mais pour l'oublier. Robinson Crusoé est l'archétype de ce villégiateur : il deviendra balnéaire en découvrant que l'on peut nager par plaisir ; alors seulement il transformera en plages le rivage de son île. Sans même s'en aller dans un village-club du Pacifique, nos contemporains ont multiplié jusque chez eux les avatars de la robinsonnade originelle : le cocooning ou les Center Parcs et leur développement sont les symptômes de la tentation cruséenne qui taraude toujours davantage notre société : celle du repli sur soi.

 


Said Edward W. L'Orientalisme : l'Orient créé par l'Occident, Points, 2013

"L'Orient" est une création de l'Occident, son double, son contraire, l'incarnation de ses craintes et de son sentiment de supériorité tout à la fois, la chair d'un corps dont il ne voudrait être que l'esprit. À étudier l'orientalisme, présent en politique et en littérature, dans les récits de voyage et dans la science, on apprend donc peu de choses sur l'Orient, et beaucoup sur l'Occident. C'est de ce discours qu'on trouvera ici la magistrale archéologie.