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mis à jour le : Oct 10, 2017 URL: http://bnf.libguides.com/societesendebats Imprimer le guide Mises à jour du flux RSSAlertes par Courriel

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Les temps bouleversés

   
 
   Les crises. Des périodes dans le temps qui sont considérées comme difficiles, où la situation des hommes qui la vivent est préoccupante. Les crises sont des périodes d'incertitude, de danger, signe d'une tension, d'un malaise voire d'une pénurie. La crise, c'est une situation que nous vivons tous aujourd'hui, que nous le voulions ou non les médias nous bombardent de ce terme : crise économique, sociale, crise d'un idéal que nous avons perdu. Quand on observe l'Histoire on se rend compte que, bien souvent, la réponse à une crise est la révolution. Révolution. Un terme qui connait, lui aussi, plus d'un sens. Une révolution peut-être politique, avec la mise en place d'un nouveau gouvernement (Révolution française de 1789) mais également économique (émergence du Keynésianisme en réponse à la crise financière de 1930), technique (d'où les termes de "révolution industrielle", "révolution numérique") ou encore peut correspondre à la mise en place d'un nouvel idéal (La construction d'un partenariat Européen en réponse à l'horreur de la seconde guerre mondiale). Crises et Révolutions marquent, en fin de compte, une rupture dans le temps, le passage d'une ère à une autre. L'une comme l'autre modifient notre rapport au temps. Et aujourd'hui, tandis que nous voyons notre perception du temps s'accélérer, persuadés que nous sommes de voir courir notre monde à sa perte, existe-t-il une réponse à la/aux crise(s) que nous connaissons ?

À la BnF


Myriam Revault d'Allones. La crise sans fin : essai sur l'expérience moderne du temps. Paris : Ed. du Seuil, 2012

La crise, plus qu'un concept, est une métaphore qui ne rend pas seulement compte d'une réalité objective mais aussi d'une expérience vécue. Elle dit la difficulté de l'homme contemporain à envisager son orientation vers le futur. La modernité, dans sa volonté d'arrachement au passé et à la tradition, a dissous les anciens repères de la certitude qui balisaient la compréhension du monde : l'homme habite aujourd'hui un monde incertain qui a vu s'évanouir tour à tour l'idée de temps nouveaux, la croyance au progrès et l'esprit de conquête.C'est à partir de cette expérience du temps d'un nouveau genre que cet essai nous invite à reconsidérer de façon inédite la «crise» dans laquelle nous sommes plongés et à y puiser de quoi aller de l'avant


Thomas Piketty. Peut-on sauver l'Europe ?. Paris : Ed. les liens qui libèrent, 2012

Thomas Piketty est l'observateur attentif de ce qui fait l'envers économique de notre société. Rien n'échappe à la curiosité et la sagacité de cet universitaire, qui est non seulement l'un des chercheur français les plus réputés internationalement, mais également un chroniqueur redouté de la scène politique hexagonale. Qu'il analyse les effets de la crise financière mondiale ou de la réforme des retraites, décrypte les choix gouvernementaux ou les programmes politiques, dissèque les mystères de la taxe carbone ou des feuilles d'impôts de Liliane Bettancourt, on est toujours sûr que Thomas Piketty ne sera jamais là où la bien-pensance voudrait qu'il se cantonne. (...) Ce recueil de chroniques publiées chaque mois dans Libération entre 2005 et 2011 permet aussi de revivre l'actualité économique d'une période riche en rebondissements, profondément marquée par la déflagration économique mondiale, véritable fil conducteur de ces 6 années.


Hannah Arendt. De la révolution. Paris : Gallimard, 2013

Étudiant les deux révolutions, Arendt pose la radicale nouveauté de la française comparée à l’américaine : si l’une et l’autre se fondent sur la reconnaissance des droits de l’homme, la conception américaine conduit seulement à affirmer la validité universelle des principes du gouvernement limité et à en étendre le bénéfice à tous les Américains ; pour leur part, les Français font des droits de l'homme et du citoyen la véritable fondation de tout gouvernement légitime : «Si la Révolution américaine ne proclame en fait rien de plus que la nécessité pour toute l’humanité d’un gouvernement civilisé, la Révolution française proclame l’existence de droits indépendants du corps politique et extérieurs à lui.» 1789 puis 1793 ouvraient, au nom de ces droits antérieurs à toute formation politique, une demande indéfinie d’égalité et de protection sociale qui inaugurait un siècle d’instabilité constitutionnelle. (...)


Claude Gubibal. L'Egypte de Tahrir : anatomie d'une révolution. Paris : Ed. du Seuil, 2011

25 janvier 2011, l’Egypte explose : Dix-huit jours de mobilisation, d’espoir, de violence aussi, qui aboutissent au départ, le 11 février, de Hosni Moubarak, au pouvoir depuis presque 30 ans. La boite de Pandore égyptienne s’est ouverte. Les mots se sont libérés. Mais les maux, eux, sont toujours là. Ceux d’un pays en surchauffe, dont les deux-tiers de la population a moins de 30 ans. Cette jeunesse qui a « fait » la révolution, et qui se retrouve en grande majorité sans emploi. Saura-t-elle guider son pays vers la démocratie ? La transition s’annonce compliquée : le régime de Moubarak laisse derrière lui un vide politique abyssal, où seuls les islamistes ont prospéré. Seront-ils les principaux bénéficiaires du changement ou bien la société civile longtemps anesthésiée va-t-elle se réveiller ? Quel rôle l’armée désormais au pouvoir jouera-t-elle dans ce processus ? (...) La révolution égyptienne a aussi été celle du civisme et de la citoyenneté. « Dignité » et « fierté » en ont été avec « liberté » les mots emblématiques. Seront-ils suffisants pour effacer des décennies d’humiliations, de corruption, de paix mal assumée avec Israël, de tensions croissantes entre la majorité musulmane et la minorité chrétienne copte ? (...)


François Ascher. La société hypermoderne : ces évènements nous dépassent, feignons d'en être les organisateurs. La tour d'Aigues : Ed. de l'Aube, 2005

Contrairement à une analyse largement partagée qui verrait les liens sociaux se déchirer et les valeurs se dissoudre, François Ascher défend ici l'idée que l'individualisation, la rationalisation et la différenciation sociale, qui caractérisent la modernité, engendrent des liens sociaux beaucoup plus nombreux et choisis, et font émerger de nouveaux enjeux politiques. Il nous montre que le capitalisme cognitif, tel qu'il s'impose aujourd'hui, résulte de ces transformations: cette société est moderne parce que les individus comme les organisations qui la composent prétendent maîtriser leurs actions et leur vie. Mais est-ce réellement possible dans un monde toujours plus complexe et par conséquent toujours plus incertain ?


Charbonneau Bernard & Jacques Ellul. Nous sommes des révolutionnaires malgré nous : textes pionniers de l'écologie politique. Paris : Le Seuil, 2014

«Aujourd'hui, toute doctrine qui se refuse à envisager les  conséquences du progrès, soit qu'elle proclame ce genre de problèmes  secondaires (idéologie de droite), soit qu'elle le divinise  (idéal de gauche), est contre-révolutionnaire.» Visionnaires, Charbonneau et Ellul rejetèrent dos à dos les voies  libérales, soviétique et fascistes. Dès les années 1930, ils ouvrirent  une critique du «Progrès» et du déferlement de la technique et  de la puissance au détriment de la liberté. La solution : une révolution contre le nouvel absolutisme du  triptyque Science-État-Industrie ; une insurrection des consciences ;  un projet de civilisation ancré dans un nouveau rapport à la nature. Ce recueil rassemble quatre textes sources de l'écologie politique,  inédits pour trois d'entre eux. Contemporains de la Grande  Dépression, d'Auschwitz et d'Hiroshima, ces textes incisifs  offrent une clé de lecture très actuelle, humaniste et libertaire,  de nos sociétés contemporaines, productivistes, consuméristes  et techniciennes.


Sur le web


"Temps de crise et crise des temps", revue Temporalités

"Low-cost : l'Afrique en révolution", magazine Le point (mai 2014)

Dossiers : Les printemps arabes, magazine l'Express

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