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Election de Louise Mushikiwabo : les réactions

L'élection de Louise Mushikiwabo a suscité beaucoup de réactions. Voici une petite revue de presse des articles parus dans le monde francophone :

Rapport sur l'état de la Francophonie numérique

Depuis le sommet de Kinshasa en  octobre  2012, les chefs d’État et de gouvernement de la Francophonie souhaitaient se doter d’une Stratégie de Francophonie numérique à l'horizon 2020, afin d'encourager la réflexion et faciliter la prise de décisisons.

C'est pour répondre à ce besoin que l'OIF publie tous les deux ans ce rapport, réalisé cette année par l’Institut du droit de l’espace et des télécommunications (Idest) et la Chaire Unesco « Pratiques émergentes en technologies et communication pour le développement » de l’Université Bordeaux Montaigne.

Il dresse un état des lieux du numérique dans l’espace francophone en regroupant en un seul document des statistiques et avis qualitatifs récents Il souligne l'importance de la coopération à développer pour les pays francophones dans ce domaine.

La presse au 19ème siècle

Le site Médias 19, créé en 2011, est consacré à l'étude du journalisme au 19e siècle dans l'aire francophone.

Le site a pour objectif de regrouper la recherche sur l'évolution des médias et d'offrir un accès direct à des sources dispersées entre plusieurs bibliothèques ou centres d'archives de par le monde.

Le site propose :

Médias 19, résultat d'une coopération franco-canadienne, est dirigé par Guillaume Pinson (Université Laval au Québec) et Marie-Ève Thérenty (Université Paul Valéry à Montpellier). Toutes les publications hébergées sur le site sont placées sous licence Creative Commons. "Les textes peuvent donc être repris librement à condition de citer le nom de l’auteur original, de ne pas faire d’utilisation commerciale du contenu et de ne pas le modifier", précisent les auteurs.

Ci-dessus, un kiosque à journaux à Paris vers 1910, par Eugène Atget. Source : Gallica

Premier parlement des écrivaines francophones

Du 26 au 28 septembre derniers se tenait à Orléans le premier Parlement des écrivaines francophones.

Il s'inspire du Parlement international des écrivains créé en 1993 qui ambitionnait alors d'aider les auteurs menacés de mort et d'exil partout dans le monde. En 2016, la journaliste et écrivaine tunisienne Fawzia Zouari organise cette première session du Parlement des écrivaines francophones, soutenue par Leïla Slimani, représentante du Président de la République Française pour la Francophonie, et sous l’égide de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).  

L’événement a rassemblé une centaine d’écrivaines venues du monde entier, parmi lesquelles : Lise Gauvin (Canada), Aminata Sow Fall et Nafissatou Dia Diouf (Sénégal), Linda Maria Baros (France-Roumanie) ou Michèle Rakosoton (Madagascar). Il ambitionne d'offrir aux femmes un espace de rencontre, de prise de parole et de débat sur l’écriture, la condition des auteurs, la langue française et les sujets de société. On ne peut que se réjouir d'y voir aussi un lieu de promotion des écrits francophones.

Après une première manifestation en France, cet espace de rencontre  voyagera à l'avenir dans d'autres pays.

Le site Diacritik propose un très intéressant entretien avec Evelyne Trouillot, mené par Christiane Chaulet-Achour. A lire ci-dessous.

Maryse Condé reçoit le Prix Nobel alternatif de littérature

L'écrivaine guadeloupéenne Maryse Condé (81 ans) a remporté le New Academy Prize In Literature, ou Prix Nobel alternatif de littérature. Elle a longtemps vécu en Guinée et au Ghana, puis en France; elle a enseigné aux Etats-Unis, notamment à l'université Columbia.

« Maryse Condé est l’une des plus importantes auteures francophones. Son œuvre a eu une influence significative dans les Caraïbes et sur le continent africain. Elle n’a eu de cesse de démontrer comment le colonialisme a transformé le monde, et comment ceux qui en ont souffert s’attelle à se réapproprier leur héritage », a déclaré la Nouvelle Académie. Elle a publié des pièces de théâtre (Pension les Alizés), des romans (Moi, Tituba sorcière, noire de Salem, La belle créole), des essais (La Parole des femmes : essai sur les romancières des Antilles de langue française) et même des livres pour la jeunesse. Son autobiographie, La vie sans fards, est parue en 2012.

« En France, je n’ai jamais eu le sentiment que l’on écoutait vraiment ce que j’avais à dire. Je suis habituée à être un peu marginalisée. Aussi, cela m’étonne que ce soit un pays tel que la Suède, un pays voisin de la France, qui estime que ce que je dis et ce que je suis est important. » a déclaré Maryse Condé à Jeune Afrique. « Pour une fois, on va parler de nous pour une bonne raison », a-t-elle ajouté.

En novembre 2017, suite à un scandale de harcèlement sexuel dans les rangs de l'Académie suédoise, les jurés du prix Nobel ont démissionné en série afin de montrer leur désapprobation avec les pressions qu'aurait subie une des accusatrices, elle-même jurée. L'Académie Nobel a donc décidé de ne pas remettre le Prix Nobel de littérature en 2018.

Une "Nouvelle Académie" composée d'intellectuels, a créé un prix alternatif. Parmi les 47 nominés, figuraient Paul Auster, J.K. Rowling, Elena Ferrante ou Amos Oz. Quatre finalistes se sont détachés : Haruki Murakami (Japon), Neil Gaiman (Royaume-Uni) et deux francophones, la française Maryse Condé et la canadienne Kim Thuy.

La cérémonie de remise du prix aura lieu le 9 décembre 2018. 

Maryse Condé © Wikipedia

Louise Mushikiwabo à la tête de l'OIF

C'est la Rwandaise Louise Mushikiwabo qui a ete élue à la tête de l'Organisation Internationale de la Francophonie ce vendredi 12 octobre.

La nouvelle secrétaire générale de l'OIF a 57 ans. Elle a étudié aux Etats-Unis, a été interprète d'anglais. Elle a ensuite été directrice de la communication de la Banque africaine de développement, puis ministre des affaires étrangères du Rwanda pendant 9 ans.

Sa candidature annoncée il y a quelques mois, et son élection aujourd'hui ont suscité beaucoup de débats. Parce que le Rwanda a adhéré en 2010 au Commonwealth (équivalent anglophone de l'OIF), parce que le français y est peu enseigné, comme le déclarent ces anciens ministres français (mais il y est toujours pratiqué), et surtout parce que le régime autoritaire du Rwanda cadre mal avec les volontés démocratiques et humanistes de l'OIF, ce que n'avait pas manqué de souligner Reporters sans frontières.

Malgré ces critiques, Louise Mushikiwabo était soutenue par la France ainsi que l'ensemble des pays africains, ceux-ci représentant 27 des 54 membres ayant droit de vote à l'OIF.

Par ailleurs, la secrétaire générale sortante, la Canadienne Michaëlle Jean, avait elle aussi fait l'objet de vives critiques : un bilan médiocre de son mandat et des dépenses personnelles inapropriées. Elle avait même perdu le soutien d'Ottawa ces derniers jours. Elle avait déclaré la semaine dernière "une organisation qui ruse avec les valeurs et les principes est déjà une organisation moribonde".

Louise Mushikiwabo © wikipedia

Jean-Marc Turine reçoit le Prix des cinq continents de la Francophonie 2018

C'est l'écrivain belge Jean-Marc Turine qui a reçu le Prix des cinq continents de la Francophonie, le 5 octobre pour son roman La Théo des fleuves (Fédération Wallonie Bruxelles) aux éditions Esperluete.

Il a été choisi parmi 10 finalistes, notamment 1994 de Adlène Meddi (Algérie) aux éditions Barzakh ou Bénédict de Cécile Ladjali (France / Iran) aux éditions Actes Sud. Le jeu de la musique de la canadienne Stéphanie Clermont s'est vu attribuer une mention spéciale.

Le prix a été remis à l'écrivain le 9 octobre 2018 en marge du XVIIe Sommet de la Francophonie, à Erevan, en Arménie. Jean Marc Turine vit et travaille à Bruxelles. D'abord enseignant, il est désormais romancier, cinéaste et producteur d'émissions sur France Culture.

La "Théo des fleuves", c'est Théodora, une Tsigane née en 1920 dans un pays de l’Europe de l’Est. Par un long retour en arrière, la vieille femme raconte sa traversée du siècle : la pauvreté, les errances, les guerres et le harcèlement de son peuple. "Par ce texte, j’ai désiré rendre hommage à ce peuple méprisé, maltraité partout en Europe et dire "non" à ce racisme primaire et tellement répandu : l’antitsiganisme", à déclaré Jean-Marc Turine.

La Théo des fleuves a d'abord existé en feuilleton radiophonique, diffusé par France Culture en 2017.