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Site d'actualité sur la francophonie et les collections francophones à la BnF

Caraïbes

Traces du bagne

L’écrivain Patrick Chamoiseau revient sur la place du souvenir qui s'incarne dans des statues ou des monuments témoignant d’un passé colonial. Faut-il déboulonner ces statues ?

Il s'exprime dans un texte publié sur sa page Facebook et extrait d'un de ses livres Traces-mémoires du bagne (1993) consacré au bagne de Guyane.

Les archives territoriales de Guyane bientôt dans un nouveau bâtiment

La Maison des Mémoires et des Cultures de la Guyane à Remire - Montjoly s'apprête à accueillir les 4 kilomètres d'archives conservant la mémoire de la Guyane de 1689 à 2019.

La Maison des mémoires et des cultures de la Guyane.

© Agence D3 Architectes

Les collections du Musée Alexandre Franconie intégreront aussi ces locaux.

8 000 objets de ce musée (animaux naturalisés, médailles, céramiques issues du bagne, photographies,...) font actuellement l'objet d'un nettoyage avant la fin du déménagement prévu en février 2020.

Itinéraires

undefinedDans son premier ouvrage Les Apparences dépouillées, le Martiniquais Laurent Laviolette, s'interroge sur la place des Noirs en France. 

Vos origines ont-elles eu une influence sur votre manière de travailler ? Vous sentez-vous redevable envers votre communauté ? Enfant, quel était votre modèle ? Croyez-vous en la discrimination positive ?...Ces questions ont été posées par Laurent Laviolette à dix personnalités telles que Daniel Maximin, Kareen Guiock, Audrey Pulvar, Lionel Zinsou, ou Jocelyne Béroard.​

Ancien chef de cabinet d'un ministre, et aujourd’hui employé dans une banque, l'auteur tente de confronter son expérience et son parcours à ceux de dix personnalités afro-antillaises.

Dans son émission Page 19, Daniel Picouly reçoit Laurent Laviolette qui s'exprime sur ces questions identitaires. Il est personnellement opposé à la discrimination positive, ce qui n'est pas le cas de toutes les personnes interrogées dans son livre.

Vous pouvez regarder l'émission ici

Le poète haïtien Georges Castera est mort

Le poète haïtien Georges Castera est mort le 24 janvier 2020, à l'âge de 83 ans.

En 1956, à 20 ans, il part faire ses études en France, pendant deux ans (à Montpellier), puis onze ans en Espagne, où il étudie la médecine, qu’il abandonne finalement pour se consacrer à la littérature. Il publie son premier texte en créole, Klou gagit, à Madrid en 1965.
Au début des années 70, exilé politique du fait de son opposition à la dictature des Duvalier, il s’installe à New York. Il travaille à l'usine tout en écrivant de la poésie et du théâtre, en français, en créole et en espagnol. Il mêle notamment le français et le créole dans un même texte.

Georges Castera rentre à Port-au-Prince en 1986, après 30 ans d'exil, à la chute des Duvalier. Il s'engage alors dans la vie culturelle de l'île : il devient éditeur aux Éditions Mémoire, il est membre de l’Association des écrivains haïtiens, du Centre Pen Haïti, il fonde la Revue Demanbre.

En 2007, il reçoit l'Ordre National Honneur et Mérite, de la part de l’État haïtien.

Il devait participer au festival Etonnants Voyageurs de Saint-Malo en juin 2020. Vous pouvez voir tous les documents de et sur Georges Castera à la BnF ici.

Georges Castera. © Etonnants voyageurs

Les romans du séisme de 2010 en Haïti

Banque numérique des patrimoines martiniquais

Initiée par l' ex-Conseil général de la Martinique, la Banque Numérique des Patrimoines Martiniquais ou BNPM, est un portail d'accès aux ressources documentaires sur le patrimoine culturel et historique de la Martinique.
Il permet sur un unique site accessible à tous de regrouper les documents historiques et patrimoniaux utiles au public (généalogie, cartes postales, état civil, cartes...).

Il offre aussi aux écoliers des supports pédagogiques comme des dossiers thématiques et des expositions virtuelles (Le jardin des plantes de Saint-Pierre, Aimé Césaire : poésie et politique, Enfances martiniquaises...).

Particulièrement riche en images et en cartes, il permet une plongée dans l'histoire de la Martinique.

La Banque Numérique des Patrimoines Martiniquais propose des documents issus aussi bien de fonds publics (les archives départementales de la Martinique par exemple) que de collections privées, comme cellle de la photographe Arlette Rosa-Lameynardie, précieux témoignage de la vie dans les années 1960-1970 ou les dons de l'Américain Jeffrey Bodington.

Le site propose aussi une indexation collaborative des documents.

Une rue de Fort-de-France en 1899. Source Gallica