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Economie sociale et solidaire dans les villes francophones

L'Association Internationale des Maires Francophones (AIMF) a fait paraître un nouveau numéro de son magazine Raisonnance. Le thème est  "Une économie sociale et solidaire pour des villes inclusives". De nombreuses villes francophones ont monté des projets d'économie sociale et solidaire (intégration des citoyens, renforcement du lien social, économie circulaire, commerce équitable...) et elles font ici leur retour d'expérience.

Parmi les métropoles concernées se trouvent Gatineau, Bamako, Québec, Genève, Rennes ou Tbilissi, qui ont toutes monté des projets ESS. Ainsi à Namur, une ressourcerie a vu le jour et à Lyon, un label pour consommer responsable a été crée.

L’économie sociale et solidaire peut être un atout pour les villes en créant des emplois, qui plus est dans le secteur de l'environnement et de l'économie circulaire.

Joseph Incardona reçoit le Prix Relay 2020

Milan Kundera fait don de ses archives

Milan Kundera a fait don de sa bibliothèque et de ses archives à la République tchèque, plus précisément à la Bibliothèque Régionale de Moravie à Brno, sa ville natale.


Ce don est composé de ses livres, photographies, de ses articles et des articles de presse consacrés à son oeuvre. Le fonds d’archives accueillera aussi les futurs romans et essais de l’auteur. Le transfert des quelques 4 000 documents aura lieu depuis Paris à l'automne.
Il sera possible de consulter la collection, qui sera aussi numérisée par la suite. La bibliothèque de Brno souhaite valoriser ce fonds d'archive par des colloques ou des lectures en lien avec l’oeuvre de Milan Kundera.
De son côté, Milan Kundera a déclaré : "Je pense que les livres doivent trouver leur place dans une bibliothèque, raison pour laquelle je les confie à la bibliothèque de Moravie." Tomáš Kubícek, le directeur de la bibliothèque, a déclaré que ce don était "un message adressé aux lecteurs tchèques, mais aussi un commentaire sur sa relation avec Brno, sa ville natale".

L’auteur s’était vu retirer la nationalité tchéquoslovaque en 1979 en raison de son opposition au pouvoir. Exilé en France, puis naturalisé français en 1981, il est devenu citoyen tchèque en 2019.

Ci-dessus, Milan Kundera. Source : wikipedia

La littérature francophone sous-représentée à l'université ?

undefinedLes littératures francophones sont-elles invisibles à l'université ?

C'est sous un titre fort, "Où sont passées les littératures francophones ?" que Pascal Maillard, professeur à l'université de Strasbourg donne l'alerte sur le site de Médiapart.

Un poste de  maître de conférences en littératures comparées et littératures francophones  était ouvert à l’Université de Rouen en 2020. Or, le comité de sélection (qui ne comportait pas de spécialiste en littérature francophone) n'a apparemment pas tenu compte de la spécificité "francophone" lors de l'attribution du poste pour lequel 80 docteurs ont postulé. 

"Il n’est de notre point de vue pas admissible que la discipline que nous représentons aujourd’hui, qui a eu du mal à émerger dans l’institution universitaire française au cours des années 1970 et 1980, subisse en 2020 un mépris aussi navrant et regrettable"  écrit Pascal Maillard, dans sa lettre ouverte à la Présidente de l'université de Rouen.

En réaction et complément à cet article, Véronique Bonnet (maître de conférences en littératures francophones à l'Université Sorbonne Paris Nord), s'insurge plus largement contre la faible place dans les universités françaises de l'enseignement des littératures francophones, pourtant fondamentales aujourd'hui. Elle écrit "Parce qu’elles posent, de manières diverses, des questions d’histoire, de mémoire et d’identité, parce qu’elles incitent à des débats d’idées, les littératures francophones, notamment postcoloniales, s’adressent avant tout aux jeunes générations que nous formons dans les institutions de la République française."

Ce recrutement contesté aura au moins eu le mérite de faire émerger ce débat.

Ci-dessus, l'université de Rouen © Flickr

La francophonie célèbre ses 50 ans

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Le 20 mars 1970, il y a 50 ans les représentants de 21 États et gouvernements signent le traité de Niamey engageant leur pays dans un mouvement de solidarité internationale en français dans les domaines éducatif et culturel : c'est la création de l'ACCT (Agence de coopération culturelle et technique)

L’organisation prend une dimension plus politique en 1984 sous l’impulsion du président français François Mitterrand: il organise le premier Sommet de la Francophonie en 1986 à Versailles (France), auquel 42 États et gouvernements y participent. La coopération s'étend alors au développement, aux industries de la culture et de la communication, au développement technologique et à la recherche scientifique.

En 2005, l’ACCT devient l’OIF.

Aujourd'hui, 50 ans après, le français est le ciment d’un « projet politique qui transcende les frontières géographiques et les intérêts géopolitiques » selon les mots de Louise Mushikiwabo, l'actuelle Secrétaire générale de la Francophonie. Elle regroupe 88 États et gouvernements ayant la langue française en commun.

Mort d'Albert Memmi

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Le sociologue et écrivain français d'origine tunisienne Albert Memmi est mort le 22 mai à l'âge de 99 ans. 

Albert Memmi est né en 1920 en Tunisie alors colonisée par la France dans une famille juive arabophone pauvre. Il se considère comme un « indigène dans un pays de colonisation, juif dans un univers antisémite, Africain dans un monde où triomphe l’Europe ». Son cas personnel, déchiré entre plusieurs minorités culturelles, le fait s'interroger sur la condition des dominés en général, ce qui donnera naissance, en pleine guerre d'Algérie, à un livre phare de la décolonisation, : Portrait du colonisé / Portrait du colonisateur (1957), mais aussi plus tard à L'homme dominé (1968), Le racisme (1982) et Portrait du décolonisé arabo-musulman et de quelques autres (2004).


Dans les années 1970, il créé le concept de "judéité" dans des ouvrages comme Portrait d'un juif (1962), ou Juifs et arabes (1974). "Si je me crois différent ? Oui je le crois: sur de très nombreux points, le Juif est différent du non-Juif " avait-il déclaré… Pour Memmi, la condition de Juif est une condition d’opprimé.
En 2003, Albert Memmi publie Le Nomade immobile, son autobiographie en forme de leçons de vie pour les jeunes générations. En 2004, l'Académie française lui a décerné le Grand prix de la francophonie pour l'ensemble de son œuvre.

Il avait déclaré il y a quelques années : "Je souhaite que l’on mette sur ma tombe : Il a tenté d’être sage et réussi, quelquefois à être heureux."

Mort de Salah Stétié

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Le poète et diplomate Salah Stétié est mort le 19 mai dans les Yvelines. Il était âgé de 90 ans.

Il naît en 1929 au Liban, alors sous protectorat français. Son père l’envoie au Collège protestant français de Beyrouth, puis à l’université Saint-Joseph. Devenu professeur à Alep, il obtient une bourse d’études pour l’Ecole pratique des hautes études à Paris, où il séjourne cinq ans, collabore au Mercure de France et à la revue Les Lettres nouvelles.

De retour au Liban en 1955, il enseigne à l’Académie libanaise des beaux-arts et lance L’Orient littéraire et culturel. Puis il devient diplomate : conseiller culturel en Europe occidentale, délégué permanent du Liban à l’Unesco, ambassadeur du Liban aux Pays-Bas, puis au Maroc. Son livre Les Porteurs de feu reçoit le Prix de l'amitié franco-arabe en 1972.

En 1987, il devient secrétaire général du ministère des affaires étrangères de son pays et en 1991, il s’installe en France pour écrire. Il avait publié de nombreux poèmes, des traductions d'écrivains et artistes arabes, des essais, des livres d'artistes. Il avait obtenu le Grand prix de la francophonie de l’Académie française en 1995.

Sa compatriote et amie Vénus Khoury-Ghata lui rend hommage ici.

Salah Stétié © Wikipédia