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Site d'actualité sur la francophonie et les collections francophones à la BnF

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Joseph Incardona reçoit le Prix Relay 2020

Livres lus

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Yamen Manaï. © Etonnants voyageurs

Pendant le confinement, l'OIF a demandé à des auteurs, finalistes ou lauréats du Prix des 5 continents de la Francophonie,  de lire des extraits de leurs œuvres.

17 auteurs se sont prêtés au jeu. On peut écouter par exemple :

  • Wilfried N'Sondé, lauréat 2007 du Prix des 5 continents, lit un extrait du Cœur des enfants léopard (2007)
  • Jean-Marc Turine, lauréat 2018 du Prix des 5 continents, lit un extrait de Vivre (2020)
  • Ananda Dévi, lauréate en 2006, lit un extrait de Danser sur les braises, suivi de Six décennies (2020)
  • Lauréat du Prix des 5 continents en 2017, Yamen Manaï lit un extrait de L'amas ardent (2016)
  • Geneviève Damas, lauréate en 2012, lit un extrait de Bluebird (2019)

IF Profs : le réseau social des professeurs de FLE

IFProfs est un site piloté par l'Institut français, qui s'adresse aux professeurs de français, aux enseignants d’autres matières en français, aux étudiants en français, aux formateurs. IFprofs est ouvert à l'ensemble des professionnels exerçant dans le domaine de l'éducation francophone.

Les membres peuvent :

  • Echanger avec des professionnels du monde entier pour collaborer ou monter des projets
  • Utiliser des ressources pour enrichir leurs cours et leur connaissance de la francophonie
  • Déposer des publications
  • Partager leur expérience
  • Continuer de se former

Par exemple, un enseignant en Iran met en ligne son cours sur les comparatifs, un autre propose l'étude d'une chanson de Lomepal...

Et en ces temps de confinement planétaire, on y trouve aussi un kit d'animation de la classe virtuelle et d'autres outils pour travailler à distance.

La littérature francophone sous-représentée à l'université ?

undefinedLes littératures francophones sont-elles invisibles à l'université ?

C'est sous un titre fort, "Où sont passées les littératures francophones ?" que Pascal Maillard, professeur à l'université de Strasbourg donne l'alerte sur le site de Médiapart.

Un poste de  maître de conférences en littératures comparées et littératures francophones  était ouvert à l’Université de Rouen en 2020. Or, le comité de sélection (qui ne comportait pas de spécialiste en littérature francophone) n'a apparemment pas tenu compte de la spécificité "francophone" lors de l'attribution du poste pour lequel 80 docteurs ont postulé. 

"Il n’est de notre point de vue pas admissible que la discipline que nous représentons aujourd’hui, qui a eu du mal à émerger dans l’institution universitaire française au cours des années 1970 et 1980, subisse en 2020 un mépris aussi navrant et regrettable"  écrit Pascal Maillard, dans sa lettre ouverte à la Présidente de l'université de Rouen.

En réaction et complément à cet article, Véronique Bonnet (maître de conférences en littératures francophones à l'Université Sorbonne Paris Nord), s'insurge plus largement contre la faible place dans les universités françaises de l'enseignement des littératures francophones, pourtant fondamentales aujourd'hui. Elle écrit "Parce qu’elles posent, de manières diverses, des questions d’histoire, de mémoire et d’identité, parce qu’elles incitent à des débats d’idées, les littératures francophones, notamment postcoloniales, s’adressent avant tout aux jeunes générations que nous formons dans les institutions de la République française."

Ce recrutement contesté aura au moins eu le mérite de faire émerger ce débat.

Ci-dessus, l'université de Rouen © Flickr

La francophonie célèbre ses 50 ans

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Le 20 mars 1970, il y a 50 ans les représentants de 21 États et gouvernements signent le traité de Niamey engageant leur pays dans un mouvement de solidarité internationale en français dans les domaines éducatif et culturel : c'est la création de l'ACCT (Agence de coopération culturelle et technique)

L’organisation prend une dimension plus politique en 1984 sous l’impulsion du président français François Mitterrand: il organise le premier Sommet de la Francophonie en 1986 à Versailles (France), auquel 42 États et gouvernements y participent. La coopération s'étend alors au développement, aux industries de la culture et de la communication, au développement technologique et à la recherche scientifique.

En 2005, l’ACCT devient l’OIF.

Aujourd'hui, 50 ans après, le français est le ciment d’un « projet politique qui transcende les frontières géographiques et les intérêts géopolitiques » selon les mots de Louise Mushikiwabo, l'actuelle Secrétaire générale de la Francophonie. Elle regroupe 88 États et gouvernements ayant la langue française en commun.

Mort d'Albert Memmi

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Le sociologue et écrivain français d'origine tunisienne Albert Memmi est mort le 22 mai à l'âge de 99 ans. 

Albert Memmi est né en 1920 en Tunisie alors colonisée par la France dans une famille juive arabophone pauvre. Il se considère comme un « indigène dans un pays de colonisation, juif dans un univers antisémite, Africain dans un monde où triomphe l’Europe ». Son cas personnel, déchiré entre plusieurs minorités culturelles, le fait s'interroger sur la condition des dominés en général, ce qui donnera naissance, en pleine guerre d'Algérie, à un livre phare de la décolonisation, : Portrait du colonisé / Portrait du colonisateur (1957), mais aussi plus tard à L'homme dominé (1968), Le racisme (1982) et Portrait du décolonisé arabo-musulman et de quelques autres (2004).


Dans les années 1970, il créé le concept de "judéité" dans des ouvrages comme Portrait d'un juif (1962), ou Juifs et arabes (1974). "Si je me crois différent ? Oui je le crois: sur de très nombreux points, le Juif est différent du non-Juif " avait-il déclaré… Pour Memmi, la condition de Juif est une condition d’opprimé.
En 2003, Albert Memmi publie Le Nomade immobile, son autobiographie en forme de leçons de vie pour les jeunes générations. En 2004, l'Académie française lui a décerné le Grand prix de la francophonie pour l'ensemble de son œuvre.

Il avait déclaré il y a quelques années : "Je souhaite que l’on mette sur ma tombe : Il a tenté d’être sage et réussi, quelquefois à être heureux."

Mort de Salah Stétié

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Le poète et diplomate Salah Stétié est mort le 19 mai dans les Yvelines. Il était âgé de 90 ans.

Il naît en 1929 au Liban, alors sous protectorat français. Son père l’envoie au Collège protestant français de Beyrouth, puis à l’université Saint-Joseph. Devenu professeur à Alep, il obtient une bourse d’études pour l’Ecole pratique des hautes études à Paris, où il séjourne cinq ans, collabore au Mercure de France et à la revue Les Lettres nouvelles.

De retour au Liban en 1955, il enseigne à l’Académie libanaise des beaux-arts et lance L’Orient littéraire et culturel. Puis il devient diplomate : conseiller culturel en Europe occidentale, délégué permanent du Liban à l’Unesco, ambassadeur du Liban aux Pays-Bas, puis au Maroc. Son livre Les Porteurs de feu reçoit le Prix de l'amitié franco-arabe en 1972.

En 1987, il devient secrétaire général du ministère des affaires étrangères de son pays et en 1991, il s’installe en France pour écrire. Il avait publié de nombreux poèmes, des traductions d'écrivains et artistes arabes, des essais, des livres d'artistes. Il avait obtenu le Grand prix de la francophonie de l’Académie française en 1995.

Sa compatriote et amie Vénus Khoury-Ghata lui rend hommage ici.

Salah Stétié © Wikipédia

Le rôle des femmes dans la lutte contre l'esclavage

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A l'occasion du mois des commémorations de l'esclavage, le site Outre-mer la 1ère se penche sur l'action des quelques femmes dont l'histoire se souvient pour le rôle qu'elles ont joué dans la lutte conte l'esclavage au Brésil, aux Etats-Unis, aux Antilles françaises ou à l'île de la Réunion. En effet, les témoignages des résistants sont peu nombreux tant les répressions etaient implacables et les archives à ce sujet sont rares. 

Pourtant, la mémoire populaire a gardé trace de ces combattantes dont, souvent, on ne connait même pas le nom complet. Ainsi la Mûlatresse-Solitude qui rejoint la résistance lors du rétablissement de l'esclavage par Napoléon en 1802 en Guadeloupe. Ou Dandara au Brésil, compagne d'un chef de guerre dont la communauté marronne comptait 20 000 personnes. 

Il est intéressant de lire ces portraits de femmes exceptionnelles, qu'elles aient pris les armes, qu'elles aient écrit des textes abolitionnistes ou les deux.

 

La statue de la Mulatresse- Solitude aux Abymes en Guadeloupe. Oeuvre de Jacky Poulier

Mois des commémorations de l'esclavage : quelques romans

L'affaire de l'esclave Furcy (2010)

Mohammed Aissaoui

En 1817, Furcy, un esclave de l'île de la Réunion que l'on appelle alors île Bourbon, décida de se rendre au tribunal d'instance de Saint-Denis pour exiger sa liberté.

Ce livre raconte l'histoire de ce procès qui dura 27 ans.

L'esclave vieil homme et le molosse (1997)

Patrick Chamoiseau

"Du temps de l'esclavage dans les isles-à-sucre, il y eut un vieux-nègre sans histoires ni gros-saut, ni manières à spectacle. Il était amateur de silence, goûteur de solitude. C'était un minéral de patiences immobiles.[...] Pourtant, la Parole laisse entendre qu'il s'enflamma soudain d'un bel boucan de vie. Ainsi m'est parvenue l'histoire de cet esclave vieil homme, de son Maître-béké et du molosse qu'on lança à ses trousses". Patrick Chamoiseau.

Il est à toi, ce beau pays (2018)

Jennifer Richard

En 1916, en Virginie, Ota Benga, originaire du Congo, se suicide après avoir été exposé comme une bête de foire. Le sort de ce pauvre homme résume à lui tout seul celui d'un continent : l'Afrique qui durant les 25 années précédentes fut livrée à la colonisation, et continuera de l'être encore.
Jennifer Richard nous raconte la colonisation de l'Afrique, alors que parallèlement s'installe aux Etats-Unis la ségrégation à la suite de l'abolition de l'esclavage.

Un océan, deux mers, trois continents (2018)

Wilfrid N'Sondé

Nsaku Ne Vunda est né vers 1583 au Kongo. Orphelin élevé dans le respect des traditions, éduqué par les missionnaires, le voici, au début du XVIIe siècle, chargé par le roi des Bakongos de devenir son ambassadeur auprès du pape.

Son voyage censé le mener à Rome, va en fait se détourner par le Nouveau Monde, et le bateau sur lequel il s’apprête à embarquer est chargé d’esclaves…

Bakhita (2017)

Véronique Olmi

Bakhita est née en 1869 au Soudan. Enlevée à sept ans, elle devient esclave jusqu'à ce qu'elle soit rachetée à l'adolescence par le consul d’Italie. Affranchie, elle entre dans les ordres sous le nom de Joséphine Bakhita et voue sa vie aux enfants pauvres. Elle a aussi son autobiographie : Journal. De la servitude à la sainteté.

Une heure pour l'éternité (2008)

Jean-Claude Fignolé

Saint Domingue, 1802. Pour mater Toussaint Louverture et rétablir l’esclavage, Napoléon Bonaparte a envoyé un corps expéditionnaire.

Il s’agissait aussi de renflouer les caisses de l’État en reprenant la plus prospère des anciennes colonies.

L'affranchi (2016)

Daniel Vaxelaire

Étienne est un jeune esclave qui va être affranchi et gravir l'échelle de la réussite, devenant un modèle pour ces «libres de couleur» qui constituaient le socle d'une Réunion métisse, travailleuse, ambitieuse, avant même l'abolition de l'esclavage. 

À travers ce héros, l'auteur fait renaître l'histoire de l'ïle de la Réunion qui, de 1830 à 1848 s'est débarassée de l'esclavage pour bâtir des temps moins obscurs.

La saison de l'ombre (2013)

Léonora Miano

Dans un village d'Afrique sub-saharienne, des jeunes gens ont disparu, leurs mères sont regroupées à l'écart. Au cours d'une quête initiatique et périlleuse, les émissaire du clan, le chef Mukano, et trois mères courageuses, vont comprendre que leurs voisins, les BWele, les ont capturés et vendus aux étrangers venus du Nord par les eaux.

Dans ce roman, Léonora Miano revient sur la traite négrière. Prix Femina 2013

L'esclavage en revue

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Une nouvelle revue sur l'esclavage intitulée Esclavages et post-esclavages a lancé son premier numéro à l'automne 2019. Il est consacré à la citoyenneté et la contre-citoyenneté.

Cette revue semestrielle traite des esclavages présents et passés et de leurs conséquences. Accessible en ligne gratuitement sur open editions, elle est dirigée par Myriam Cottias et Céline Flory, toutes deux du CNRS. Le comité scientifique est international et comprend des universitaires et des historiens provenant du Canada, des Etats-Unis, d'Allemagne, d'Afrique du Sud, du Bénin, de Grande-Bretagne....Elle est transdisciplinaire et multilingue.

"Nous avons des rubriques originales par rapport à une revue scientifique", développe Myriam Cottias, l'une des fondatrice. Ainsi, la section "création" présente le travail d'artistes contemporains sur l'esclavage ou le post-esclavage. On trouve aussi des vidéos (analyses de documentaires ou de films), des entretiens filmés, des photos ou affiches publicitaires, des archives sonores...

© Lebogang Mashile. Produced by The Centre for the Less Good Idea. Photo © Stella Olivier.