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mis à jour le : Oct 19, 2017 URL: http://bnf.libguides.com/francophonie Imprimer le guide Mises à jour du flux RSSAlertes par Courriel

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Bibliothèques

La bibliothèque Gabrielle Roy, tête de réseau des 24 bibliothèques publiques de Québec, va changer de visage.

Construite en 1983 au coeur du quartier Saint-Roch, elle porte le nom d'une des plus grandes femmes de lettres québécoises. Elle abrite aussi les archives de la ville de Québec. Sa réfection et son agrandissement sont en cours et s'inspirent de bibliothèques nouvelles aux activités fort diverses (cafés, cours d'informatique ou d'alphabétisation, aires de jeux...) que l'on trouve notamment aux Pays-Bas et en Scandinavie.

Outre la réfection de ses cinq étages, on construira 2 600 m2 supplémentaires et on aménagera des foyers thématiques (voyages, jeunesse, bande-dessinée, nature - science - technologie,...). L'originalité de ces foyers résidera dans le fait qu'ils permettront les échanges informels, l’apprentissage, l’expérimentation, la création ou l’initiative citoyenne. Il ne s'agira donc pas que de lire des documents.

L'ouverture est prévue en 2021 et inspirera, n'en doutons pas, d'autres établissements.

Mort de Réjean Ducharme

L'écrivain québécois Réjean Ducharme est mort

 

Réjean Ducharme est décédé le 21 août 2017. Depuis l'annonce de sa mort, les hommages affluent, du premier ministre canadien Justin Trudeau, à Denis Coderre, le maire de Montréal, en passant par l'ensemble du monde littéraire canadien ou bien le chanteur Robert Charlebois pour qui il avait écrit une quarantaine de chansons dont le fameux Mon pays.

Né en 1941 au nord de Montréal, Réjean Ducharme passe sa jeunesse à cumuler les emplois de courte durée et à voyager en auto-stop aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique. Il est chauffeur de taxi lorsqu'il envoie le manuscrit de son premier roman L'Avalée des avalés aux éditions Gallimard à Paris. Le livre, dont l'écriture rappelle un peu l'Ecume des jours de Boris Vian, raconte l'histoire de Bérénice, une jeune fille élevée dans une famille déchirée et dont le lien avec son frère est très fort.

Les premières lignes du roman sont parmi les plus célèbres de la littérature québécoise : "Tout m'avale. Quand j'ai les yeux fermés, c'est par mon ventre que je suis avalée, c'est dans mon ventre que j'étouffe. Quand j'ai les yeux ouverts, c'est par ce que je vois que je suis avalée, c'est dans le ventre de ce que je vois que je suffoque. Je suis avalée par le fleuve trop grand, par le ciel trop haut, par les fleurs trop fragiles, par les papillons trop craintifs, par le visage trop beau de ma mère".

Le roman est publié et sélectionné pour le Prix Goncourt, qu'il n'obtient pas. Mais, à 24 ans, il commence une oeuvre unique et il accède à la notoriété, qu'il fuiera toute sa vie. "Je ne veux pas que l’on fasse de liens entre moi et mon roman" avait-il déclaré. En effet, il s'aplliquera pendant 50 ans, à refuser photos et interviews, émissions de télévision ou conférences de presse, ce qui contribuera à attiser le mystère autour de lui. Gallimard publiera ensuite le Nez qui voque en 1967, récit de deux adolescents amoureux qui refusent de devenir adultes, l’Oceantume en 1968, regard acéré sur le monde d’une petite fille, puis la Fille de Christophe Colomb en 1969, l’Hiver de force en 1973, les Enfantômes en 1976. Réjean Ducharme ne publie ensuite plus rien pendant 14 ans jusqu'en 1990 : Dévadé paraît. 

Sous le pseudonyme de Roch Plante, il sculpte ses "Trophoux", sorte de collages. 

Son dernier ouvrage, Lactume, est sorti ces jours-ci. Il s'agit d'un manuscrit envoyé en 1966 à Gallimard, regroupant des dessins accompagnés de courts textes. On peut en voir ici une présentation vidéo de Rolf Puls, ancien directeur de Gallimard Québec.

Ci-dessus, photographie d'identité de Réjean Ducharme © La Presse.ca

Célébration

Cinquantenaire d'Expo 67 à Montréal

 

"Si le Québec dispose d’une voix audible sur le plan international, par lui-même et à travers la francophonie, c’est largement grâce à Expo 67, dont on célèbre le cinquantième anniversaire cette semaine": ainsi s'exprime en 2017 le journaliste québécois Jean-Benoît Nadeau dans le Devoir. 

"Le plus gigantesque événement culturel de l’histoire de l’Amérique se déroule sous le pont Jacques-Cartier au milieu du fleuve Saint-Laurent du 27 avril au 29 octobre 1967 et propulse le Québec au centre du monde", déclare Louis-Philippe Messier dans le Journal de Montréal. De quoi attiser notre curiosité alors que les Canadiens fêtent ce cinquantenaire !

En effet, cette exposition, qui accueillit 50 millions de visiteurs, attira sur Montréal les projecteurs du monde entier. Elle resserra les liens avec les pays francophones qui constituaient le tiers des pays présents à l'expo, notamment la France (c'est à cette occasion que le général de Gaulle prononça son fameux "Vive le Québec libre !").

Elle permit en outre de moderniser Montréal qui se lança non seulement dans la construction du site d'exposition lui-même (90 pavillons) mais aussi dans le doublement d'une île du fleuve Saint-Laurent et dans la création d'une toute nouvelle.

Enfin, elle contribua pour beaucoup à l'accomplissement de la Révolution tranquille qui se déroula sur toute la décennie 1960 et vit le Québec se moderniser dans tous les domaines (arts, société, urbanisme...).

Ci-dessus, la station du train Expo-Express et le pavillon thématique adjacent L'Homme à l'œuvre sur l'île Notre-Dame. Source : wikimedia commons

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