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Portail Presse et médias

Suivre l'actualité de la presse et des médias, découvrir les outils de recherche dans la presse, s'informer sur le monde du journalisme

De « Dard/Dard » à « Libre cours »

Dard/Dard

Semestriel

Dard/Dard se présente comme la revue « qui accélère la transition, butine le local et pique les consciences ». Ce semestriel de 160 pages a été créé en 2019 par les éditions de l’Attribut, maison d'édition indépendante qui publiait déjà Nectart, revue qui traite des mutations culturelles et numériques. Dard/Dard propose des clés pour comprendre la transition écologique et sociétale et se repérer parmi les initiatives de résilience, d'entraide et d'éthique écologique qui se mettent en place dans la société civile et les collectivités locales.

Le dossier de 30 pages explore les grandes thématiques de la transition écologique : mobilités, alimentation, transition énergétique, etc. « Territoire en transition » raconte les expériences des collectivités locales, tandis qu'entretiens croisés, portraits ou récits mettent en avant les « Hérauts en transition », personnalités médiatiques, associations ou acteurs anonymes de la transition écologique dans les territoires.

La Déferlante

Trimestriel

Créée et dirigée par des femmes, La Déferlante se propose de raconter les luttes féministes d'hier et d'aujourd'hui. Les fondatrices de la revue ont pour but de documenter et synthétiser les débats sur les questions féministes et de genre qui ont émergé de toutes parts depuis le mouvement « metoo » de 2017.  La Déferlante se revendique comme engagée et adopte une approche intersectionnelle, qui articule classe, genre et race pour penser les luttes sociales.

Sur 150 pages, entretiens croisés, reportages, témoignages, bandes dessinées et portfolios permettent de rendre compte de ces luttes et de faire dialoguer des personnes inscrites dans des courants intellectuels et militants divers. Un dossier thématique central décortique de grandes questions de société au prisme du genre : les deux premiers dossiers de 2021 sont consacrés à ces deux actes fondamentaux que sont « Naître » et « Manger ».

En accès libre en salle de la Presse (BnF François-Mitterrand, bibliothèque tous publics).

La Dépêche du Midi

Quotidien

 Quotidien régional publié à Toulouse, La Dépêche du Midi est sous-titrée depuis 1947 « le journal de la démocratie ». Le journal est dirigé par Jean-Nicolas Baylet, fils de l’ancien directeur, Jean-Michel Baylet, qui fut président du conseil général de Haute-Garonne pendant trente ans avant de devenir ministre de Manuel Valls entre 2016 et 2017. Il est édité par le groupe La Dépêche, propriétaire également du Midi olympique, journal consacré à l'actualité du rugby.

Né en 1870 sous le titre La Dépêche, le quotidien devient rapidement un puissant outil d’influence qui combat pour l’idéal républicain, dans sa version radicale et laïque. Des grands noms du journalisme comme Henri Rochefort ou Georges Clémenceau y ont signé des éditoriaux. Sanctionnée à la Libération pour collaboration, La Dépêche renaît en 1947 sous son titre actuel et sous la direction de Jean Baylet, député du Tarn-et-Garonne et membre du Parti radical. Dès les années 1950, La Dépêche du Midi s’affirme comme le seul support de presse quotidien de la région Midi-Pyrénées, ce quasi-monopole étant encore d’actualité aujourd’hui.

La Dépêche du Midi comporte quatorze éditions locales et est diffusée dans neuf départements de la région Occitanie. Avec 123 000 exemplaires diffusés en 2020, le titre se situe à la 11e place dans le classement 2019-2020 des quotidiens régionaux.

Les années 1875 à 1944 de La Dépêche sont accessibles dans la bibliothèque numérique Gallica.

3 derniers mois en accès libre en salle de la Presse (BnF François-Mitterrand, bibliothèque tous publics).

Voir aussi

Les Dernières nouvelles d'Alsace

 Quotidien

En 1877, alors que l’Alsace est sous souveraineté allemande, le journal est fondé sous le double-titre Neueste Nachrichten- Dernières nouvelles. C’est alors un hebdomadaire gratuit en allemand. Le journal, devenu quotidien entre-temps, adopte son titre actuel Les Dernières nouvelles d’Alsace en décembre 1944.

Appelé aussi DNA, c'est aujourd’hui un quotidien d’information générale et locale de 48 pages en français, organisé en 4 cahiers : France-Monde, Sports, Région et Informations locales. Les DNA donnent également des informations sur le Bade-Würtemberg et sur l’agglomération de Bâle à l'intention de leur lectorat transfrontalier. La ligne éditoriale du journal est pro-Europe et on peut y suivre la vie des institutions de l’Union Européenne.

Les 15 éditions locales des Dernières nouvelles d’Alsace sont réalisées par une rédaction de 140 journalistes et un réseau de 1400 correspondants locaux. Les Dernières nouvelles d’Alsace font partie du groupe de presse EBRA comme Le Progrès, Le Dauphiné libéré ou encore Vosges matin. Diffusé chaque jour à 134 000 exemplaires (chiffres ACPM/OJD 2021), les DNA sont le journal régional le plus lu du territoire alsacien.

Les 3 derniers mois de l’édition de Strasbourg sont en accès libre en salle de la Presse (BnF François-Mitterrand, bibliothèque tous publics).

Des mots à la bouche : le journalisme gastronomique en France

Sidonie Naulin, Presses universitaires de Rennes, 2017

Le journalisme gastronomique en France, telle est l’enquête proposée par Sidonie Naulin. Cet ouvrage retrace l’histoire du journalisme gastronomique depuis sa naissance au XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui. C’est à partir d’une enquête inédite faite d’entretiens, d’observations, d’études d’archives et de données quantitatives que cet ouvrage rend compte de la production de l’information gastronomique par les journalistes. Il s’attache aussi à analyser le marché contemporain de la presse gastronomique et ses transformations, liées notamment à l’émergence des blogueurs culinaires. L’ouvrage traite, pour finir, des journalistes gastronomiques eux-mêmes en se penchant sur leurs carrières, compétences et manières de travailler.

En accès libre en salle de la Presse (BnF François-Mitterrand, bibliothèque tous publics).

D2ux mille vingt-d2ux

 Irrégulier

D2ux mille vingt-d2ux est une revue éphémère publiée par les éditions Robert Laffont. Quatre numéros (ou « actes ») sont prévus de la campagne pour l'élection présidentielle 2022 jusqu'au élections législatives, de novembre 2021 à juin 2022.

Sous-titrée « La fabrique de la présidentielle », la revue propose d’explorer, de décrypter l’actualité et de nous faire entrer dans les coulisses de la présidentielle. Les journalistes politiques et d’investigation, les écrivains et les dessinateurs du comité de rédaction racontent ce temps spécifique de la politique française à travers des reportages, des enquêtes, des récits et des portraits. Ainsi, dans l’acte 3 intitulé « Tous les coups sont permis », on découvre une enquête de Philippe Pujol, prix Albert-Londres, sur les élections à Marseille. « La revanche des journalistes réacs », de Frédéric Says, journaliste du service politique de France Culture, analyse les médias. Le journaliste et scénariste de BD Jean-Charles Chapuzet livre une enquête littéraire au bar-PMU de la Genétouze en Vendée.

Grâce à son approche similaire à celle de la revue America qui suivait le mandat de Donald Trump, D2ux mille vingt-d2ux permet de prendre du recul par rapport au quotidien de la campagne présidentielle.

D2ux mille vingt-d2ux a cessé de paraître.

Le Devoir

Quotidien

 Quotidien francophone publié à Montréal, Le Devoir est fondé en 1910 par Henri Bourassa, homme politique et journaliste qui veut raviver le nationalisme québecois. Il promet de faire du Devoir un journal « d'opinion » et « d'échange d'idées ». La position du journal sur l'indépendance du Québec varie au cours des ans. Pendant les années 70  le journal prend position pour le fédéralisme, si bien que les nationalistes le quittent pour fonder un concurrent, Le Jour. Au moment du référendum de 1980 l'équipe du journal est divisée ; le directeur prend position pour le Non alors que trois journalistes signent des éditoriaux en faveur du Oui. En 1990 Le Devoir est le seul journal canadien à se déclarer pour le « oui ».

Le Devoir est l'un des premiers journaux québécois à se doter d'un site internet en 1997.

C'est aujourd'hui le dernier quotidien du Québec à avoir conservé son indépendance financière. En termes de diffusion il occupe la 4ème place des quotidiens canadiens derrière La Presse (publié uniquement en ligne), Le Journal de Montréal et Le Journal du Québec. Son lectorat s'est élevé en 2019 à 1,19 million lecteurs.

Le Devoir n'est plus disponible sous forme imprimée,  mais est accessible dans la base Europresse  à la BnF François-Mitterrand.

Dictionnaire amoureux de Joseph Kessel

 Dictionnaire amoureux de Joseph Kessel / Olivier Weber, Plon, 2019

Homme aux multiples vies, Joseph Kessel est l'objet de ce dictionnaire. Reporter pour les quotidiens Le Journal des Débats, Le Matin, Paris-Soir puis France-Soir, romancier, soldat, résistant, Joseph Kessel est un grand témoin du XXe siècle. Du Kilimandjaro à Kaboul, de Berlin à la Birmanie, il publie ses reportages dans la presse et dessine la figure de l'écrivain reporter aux frontières du récit de voyage, du docu-fiction et du reportage littéraire. Il est le témoin des grands événements de son époque comme la guerre d'Espagne, la Seconde guerre mondiale pendant laquelle il compose avec Maurice Druon Le Chant des partisans, le procès du maréchal Pétain, le procès de Nuremberg. Les multiples facettes de cette figure du journalisme sont évoquées au travers de cet ouvrage d'Olivier Weber, écrivain et grand reporter, lauréat du prix Joseph Kessel.

En accès libre en salle de la Presse (BnF François-Mitterrand, bibliothèque tous publics).
 

Dictionnaire des figures de style

 Dictionnaire des figures de style (2e édition) / Nicole Ricalens-Pourchot, Armand Colin, 2019

Qu'est ce que la prolepse ? Pourquoi recourir à la paronomase ? La Une du quotidien Libération recoure-t-elle au pérégrinisme ? Quelle est l'utilité de la polysyndète ? Oxymoron, apposition, antiphrase, anapodoton et d'autres figures de styles encore sont énumérées dans ce dictionnaire ! Cet ouvrage n'est pas un livre de pure linguistique. Il recense les figures de style, donne leur définition, leur étymologie et surtout des exemples de leur utilisation. Le tout est organisé selon un classement alphabétique et un classement thématique agrémenté de schémas.

En accès libre en salle de la Presse (BnF François-Mitterrand, bibliothèque tous publics).

Dim Dam Dom

Trimestriel

Dim Dam Dom est un magazine féminin français créé en 2018 qui invite à ralentir, à prendre du temps,  à se libérer du bruit de la ville et de ses diktats. Lancé par Laurent Blanc, fondateur du groupe Ideat Editions (Ideat, The Good Life), le trimestriel Dim Dam Dom, qui emprunte son nom à l’émission de télévision culte des années 1960-70, propose un nouveau format, mix entre un magazine et un livre, « où chaque numéro se décline en tome et invite à la réflexion comme à la contemplation ».

Dim Dam Dom a cessé de paraître.

Diplomatie

 Bimestriel

Réputé pour le sérieux de ses analyses, Diplomatie est un magazine indépendant consacré aux relations internationales et aux questions stratégiques. Il a été créé en 2003 par le géographe et politologue Alexis Bautzman, qui fonde en même temps le groupe de presse Areion, également éditeur des magazines Moyen-Orient, Carto et DSI (Défense et sécurité internationale).

Dans chaque numéro d'une centaine de pages, un grand dossier étudie une région du monde qui se trouve sous les feux de l'actualité, la politique extérieure des grandes puissances, les relations entre pays voisins, ou des sujets transverses comme la sécurité énergétique ou l'esclavage dans le monde. Un autre dossier régional et les rubrique « Points chauds », « Cartographie » (issue de Carto) et « Histoire» éclairent les questions internationales contemporaines ou du passé. Diplomatie contient également un agenda des conférences, débats et expositions en lien avec la thématique du magazine, ainsi que des comptes rendus de lectures. Les articles fouillés sont rédigés par des chercheurs mais aussi par des praticiens ou des analystes.

Les quatre magazines du groupe Areion sont en accès libre en salle de la Presse (BnF François-Mitterrand, bibliothèque tous publics).

Dissident club

 Dissident Club, chronique d'un journalist pakistanais exilé en France / scénario par Taha Siddiqui et Hubert Maury ; dessins par Hubert Maury ; couleur par Ariane Borra et Élise Follin / éditions Glénat, 2023.

Son enfance dans une famille pratiquant un islam rigoriste, en Arabie Saoudite puis au Pakistan, ses études à Karachi, ses premières amours, ses premiers pas dans le journalisme, Taha Siddiqui les entremêle habilement à l'histoire politique du Pakistan, racontée en filigrane de sa propre vie. Cette histoire, lui qui est né ailleurs mais qui explique avoir toujours ressenti un profond attachement à son pays, il l'a découverte aussi, et vécue, et l'on revit avec lui l'enthousiasme de l'étudiant, la naïveté citoyenne et militante du journaliste débutant. On revit également les différences qui l'éloignent d'une famille ultra-religieuse, jusqu'au moment où, devenu père à son tour, et identifié comme un dissident politique par l'état pakistanais, il doit quitter le Pakistan précipitamment pour sauver sa vie et celle de sa famille. 

Ce roman graphique de plus de 200 pages, aux couleurs tour à tour chaudes ou bleues selon les catégories de souvenirs (les années étudiantes, le métier de journaliste, les personnes positives dans la vie de Taha Siddiqui, ou bien au contraire sa famille proche de branches djihadistes, les épisodes de tensions avec la religion, l'armée, le pouvoir) propose un aperçu saisissant de l'histoire récente du Pakistan. Le parcours de Taha Siddiqui, qui est aujourd'hui réfugié politique en France, est une illustration  des menaces exercées contre les journalistes et la liberté d'expression dans bien des pays du monde. 

En accès libre en salle de la Presse (BnF François-Mitterrand, bibliothèque tous publics).

L'Écho des savanes

L'Echo des savanes n°1Bimestriel

L'Écho des savanes est un magazine dédié à la bande dessinée lancé en 1972 par Claire Brétécher, Gotlib et Nikita Mandryka qui ont créé pour ce faire les éditions du Fromage. Dans sa première période (1972-1982), le journal est entièrement composé de dessins et devient un périodique phare de la bande dessinée pour adulte avec Charlie mensuel (lancé en 1969) et Fluide glacial (lancé en 1975). Cette période peut être considérée comme l'âge d'or du journal qui a accueilli, en plus de ceux de ses fondateurs, les dessins de Pétillon, Lob, Masse ou encore les versions françaises des dessins de Crumb et Wally Wood.

Racheté en 1982 par Albin Michel, le magazine laisse une plus large part au rédactionnel et à l'érotisme. Si cette nouvelle formule permet au titre de réaliser ses records de vente dans les années 80 et de lancer une éphémère formule hebdomadaire, les ventes déclinent progressivement et le titre disparaît en 2006. Il est relancé en 2008 par les éditions Glénat. 

L'Écho des savanes a cessé de paraître en 2021.

The Economist

Hebdomadaire

 Magazine britannique d’actualité internationale, The Economist, qui tire à plus d'un million d'exemplaires papier, est diffusé pour 85% de ses ventes à l’extérieur du Royaume-Uni. Il a été fondé en 1843 par un chapelier écossais, James Wilson, avec l’objectif de faire abroger les lois protectionnistes sur le blé (« Corn laws ») qui avaient alors cours en Angleterre. Le magazine détenu aujourd’hui à 43 % par la famille Agnelli (propriétaire également de Fiat Chrysler automobiles et Ferrari) se revendique toujours en faveur du libre-échange. Sa politique éditoriale en atteste : promouvoir la « sagesse des marchés » et combattre toute intervention des pouvoirs publics. The Economist couvre sur une centaine de pages l’actualité et l'économie internationales, les sciences et technologies, les arts et la culture ; le journal est publié dans six éditions dont seule la couverture varie.

Une des particularités de The Economist, inchangée depuis 178 ans : les articles ne sont pas signés. Les journalistes travaillent dans l’anonymat pour favoriser l’esprit d’équipe, le collectif au sein de la rédaction.

6 derniers mois de l'édition européenne en accès libre en salle de la Presse (BnF François-Mitterrand, bibliothèque tous publics).

L'Éléphant

L'éléphantTrimestriel

Lancé en janvier 2013 par l'éditeur Jean-Paul Arif et la journaliste Guénaëlle Le Solleu, L'éléphant est une revue trimestrielle de culture générale. Ce mook de 160 pages aborde dans chacun de ses numéros des grands sujets historiques, scientifiques, artistiques ou encore géopolitiques. Ces dossiers sont agrémentés de jeux (quiz, mots-croisés, etc.) en lien avec les sujets traités. L'enjeu est de parfaire et tester ses connaissances grâce à la mémorisation. Pour cela, le laboratoire d'étude des mécanismes cognitifs de l'université Lyon II a participé à la conception de la revue. Le site lelephant-larevue.fr propose de nombreux contenus complémentaires à l'édition papier.

En accès libre en salle de la Presse (BnF François-Mitterrand, bibliothèque tous publics).

Elles risquent leur vie

 Elles risquent leur vie, cinq femmes reporters de guerre témoignent / Patricia Allémonière, Anne Barrier, Liseron Boudoul, Anne-Claire Coudray, Marine Jacquemin ; éd. Tallandier, 2019.

Cinq témoignages constituent cet ouvrage, qui couvrent les années 1980-2010 à travers les récits personnels de cinq reporters de guerre. Cinq femmes qui racontent la même ambition, le même combat : partir pour être au plus près de la vérité, incarner des voix lointaines et arpenter les terrains de guerre. Si ces cinq journalistes se ressemblent, elles incarnent aussi des vérités différentes : Marine Jacquemin et Patricia Allémonière ont été les pionnières à la fin des années 80, celles qui ont réussi à entrer dans un monde encore réservé aux hommes ; Liseron Boudoul et Anne-Claire Coudray, présentatrices, ont suivi leur exemple dans les années 2000 ; et Anne Barrier est l'une des premières reporters d'images de TF1.

Les titres des cinq récits représentent ce qu'est le reportage de guerre pour chacune. Pour Marine Jacquemin « Suivre le vent » c'est être partout, ne faire que passer, et pourtant garder et transmettre un peu de cette humanité de rencontre. Anne Barrier, dans « Ma caméra me protège », explique comment le métier de journaliste d'image lui permet de maîtrise la peur, la mise à distance que permet la caméra. « Au cœur de la violence », de la pionnière Patricia Allémonière, parle de la confrontation à la plus grande violence, de la nécessité ide témoigner coûte que coûte, mais aussi des possibilités exceptionnelles de voir ses actes compter. Liseron Boudoul, quant à elle, raconte à quel point ce métier l'a transformée dans « Je suis née avec le printemps arabe ». Anne-Claire Coudray clôt l'ouvrage avec « De l'autre côté de l'écran », somme de tout ce que ses consœurs ont raconté : le choc de la mort des collègues, la transformation au contact de la guerre, la peur et le courage, ainsi que le retour à la vie « normale » et l'espoir de la transmission. 

En accès libre en salle de la Presse (BnF François-Mitterrand, bibliothèque tous publics).

Émotions de journalistes

Émotions de journalistesÉmotions de journalistes : sel et sens du métier/  Florence Le Cam et Denis Ruellan, Presses universitaires de Grenoble, 2017

Émotions de journalistes : sel et sens du métier est un essai de deux chercheurs, Florence Le Cam et Denis Ruellan. Ce livre prend à témoin deux extrêmes : des reporters de guerre et des présentateurs de journaux télévisés. Vous découvrirez à travers ce récit l’attachement des journalistes à leur métier pour les émotions qu’il suscite et l’adrénaline qu’il procure. Les auteurs s’attachent à montrer que le ressenti n’est pas qu’un motif de satisfaction et qu’il est aussi et surtout un moyen de travail. Ressentir est le sel du métier, c’est un levier pour donner du sens avec acuité à l’activité de journaliste.

En accès libre en salle de la Presse (BnF François-Mitterrand, bibliothèque tous publics).

L'empire de l'or rouge

L'empire de l'or rouge : enquête mondiale sur la tomate d'industrie / Jean-Baptiste Malet, Fayard, 2017

Le journaliste Jean-Baptiste Malet a reçu le prix Albert-Londres 2018 pour cette enquête surprenante sur la tomate d'industrie. Son ouvrage, fruit d'une longue investigation sur plusieurs continents, dénonce à travers le prisme de cet aliment de consommation courante les dégâts du capitalisme mondialisé.

On découvre ainsi au fil des pages comment l'industrie agro-alimentaire, en se globalisant, a transformé la planète en vivier inépuisable de main d'œuvre, devenant une fabrique d'« esclaves du XXIe siècle […] plus compétitifs que les machines à la pointe de la technologie ». On apprend comment, afin de s'adapter à cette nouvelle organisation internationale du travail, la tomate d'industrie a été génétiquement modifiée pour pouvoir faire plusieurs fois le tour de la planète sans s'altérer. Et comment elle est devenue un business juteux au point d'intéresser traders et mafia. Avec cette analyse fouillée et sans concession, Jean-Baptiste Malet nous révèle tous les affres de l'économie globalisée.

Jean-Baptiste Malet est journaliste indépendant. Enquêteur et reporter, il a travaillé pour Charlie Hebdo, Regards, Rue89, Bakchich et Le Ravi, et collabore avec Golias (Hebdo et Magazine) et Le Monde diplomatique.

En accès libre en salle de la Presse (BnF François-Mitterrand, bibliothèque tous publics).

Epsiloon

 Mensuel

Grand prix du journalisme Michèle Léridon, le magazine scientifique Epsiloon a été fondé par une équipe d'anciens journalistes de Science & vie en juillet 2021. Ces journalistes avaient quitté le titre historique après son rachat par le groupe Reworld Media, qui avait confié le contenu du site web du journal à des non journalistes. Epsiloon s'est pourvu d'une charte d'indépendance éditoriale pour garantir son autonomie vis-à-vis des pouvoirs économiques et est financé à 93% par ses lecteurs.

Doté d'une maquette épurée et colorée, Epsiloon se veut accessible, fiable et sans parti pris. Le magazine donne les noms des scientifiques interrogés pour réaliser le numéro et toutes les sources utilisées pour chaque article sur son site web. À côté du grand dossier thématique, on découvre dans la rubrique PopScience des informations insolites (« fun facts »), le résumé des dernières semaines de l'actualité dans le Fil d'actu, tandis que le Contrepied démonte une idée reçue sur la science. La double page du Labyrinthe décrit à l'aide d'infographies un problème complexe qui n'a pas trouvé de solution évidente.

En accès libre en salle de la Presse (BnF François-Mitterrand, bibliothèque tous publics).

L’Événement (Ouagadougou)

Bimensuel

L’Événement est un bimensuel burkinabé d’information politique fondé en mai 2001. Une partie de sa rédaction provient de l’hebdomadaire L’Indépendant, fondé et animé Robert Zongo, une des grandes figures du journalisme indépendant au Burkina Faso. L’Événement se réclame de la filiation de ce journaliste et opposant politique, assassiné en 1998, dont le rayonnement s’étendit sur toute l’Afrique de l’ouest. Très critique à l’égard du pouvoir (il a été suspendu de parution pour cette raison par le gouvernement  Burkinabé en 2016), L’Événement suit particulièrement les atteintes au droit d’expression, le recours à la censure, et les attaques subies par les journalistes indépendants dans l’ouest de l’Afrique. Il est connu pour ses dénonciations de la corruption dans l’appareil d’état, et pour ses appels à la fermeté face au terrorisme dans la zone sahélienne.

La BnF n'est plus abonnée à L'Evénement.

L'Express

 Hebdomadaire

Avant de devenir le premier « newsmagazine » français, L'Express était un simple supplément hebdomadaire des Échos ; fondé par Jean-Jacques Servan -Schreiber et Françoise Giroud, le journal fête ses 70 ans en 2023. À sa création, L'Express se veut l'organe de la bourgeoisie de gauche. Il se fait rapidement connaître pour ses positions anticolonialistes, ce qui attire dans ses colonnes les plumes prestigieuses d'Albert Camus, Jean-Paul Sartre, ou encore François Mauriac. En 1964, Jean-Jacques Servan -Schreiber transforme L'Express en news magazine à l'américaine sur le modèle de Time. Ce sera un des grands succès de la presse des années 1960.

Après de nombreux changements de direction, de maquette et de ligne éditoriale, le magazine est racheté en 2019 par son propriétaire actuel, Alain Weill, président du groupe Altice France. En 2020, après avoir remanié ses équipes et réduit les effectifs,  L'Express lance une nouvelle formule inspirée de The Economist, avec une plus grande place donnée à l’économie et à l’international. Avec une ligne éditoriale néolibérale et centriste, tournée vers la « croissance », le « succès » et l’« optimisme », le magazine s'adresse à « la communauté des décideurs et des leaders d'opinion » (lexpress.fr). L'Express a été  diffusé à 150 000 exemplaires en 2022-2023, ce qui le situé à la 3ème place par rapport à ses concurrents, Le Point et L'Obs.

En accès libre en salle de la Presse (BnF François-Mitterrand, bibliothèque tous publics).

Expresso

 Hebdomadaire

L’hebdomadaire Expresso a été Créé à Lisbonne en 1973 sous le régime dictatorial salazariste. Inspiré par les journaux du dimanche anglais The Sunday Times et The Observer, à une époque où les principaux médias étaient « entre les mains de propriétaires liés au gouvernement », comme le rappelle son fondateur Francisco Pinto Balsemão, Expresso avait pour objectif de « toujours présenter l'essentiel du vendredi » le samedi et de supprimer la nécessité d'acheter un quotidien.

Depuis 2017, Expresso est le journal le plus lu au Portugal, quotidiens et magazines confondus. Chaque samedi, il est vendu à 86 000 exemplaires. Hebdomadaire indépendant de référence, Expresso couvre l’actualité politique nationale, les affaires et le sport. Y sont également publiés des articles de fond et des analyses sur la politique internationale et sur des sujets sociétaux, selon des points de vue journalistiques variés. Il est complété par le supplément Economia et la revue E consacrée à l’actualité culturelle et littéraire qui propose des reportages au long cours. Expresso se distingue par son format comparable à celui d’un quotidien. Il comporte 40 pages richement illustrées de photographies.

Les 3 derniers mois d’Expresso sont en accès libre en salle de la Presse.

Faire du journalisme son métier

 Faire du journalisme son métier / Antoine Teillet et Yves Pariot, Studyrama, 2018

Quels sont les différents métiers du journalisme ? Les meilleures écoles pour y parvenir ? Les filières pour s’y former ? Les qualités indispensables pour s’engager dans cette voie ? Cet ouvrage offre de nombreux conseils pour la recherche d’emploi, la rédaction du CV, de la lettre de motivation, l’entretien, le salaire. Pour conclure, quelques témoignages et la liste des sites internet incontournables. Bref un petit guide complet, des conseils utiles pour ceux qui veulent se lancer dans la grande aventure du journalisme. Une troisième édition bienvenue pour ce métier qui doit s’adapter très vite à des problématiques toujours nouvelles !

En accès libre en salle de la Presse (BnF François-Mitterrand, bibliothèque tous publics).

Fakebook : la vérité ou je mens

 Fakebook / Pancho. Baker Street, 2022

Le dessinateur et caricaturiste Pancho présente dans ce volume un choix de dessins politiques, mais aussi des portraits de personnages célèbres aussi divers que Franz Kafka, Sigmund Freud ou Patti Smith, ainsi que des dessins inédits. De son trait charbonneux, incisif et brut, Pancho s’attaque à tous les sujets. L’invasion de l’Ukraine, le 24 février 2022 par la Russie de Poutine a bousculé la trame du projet initial du livre, qui s’ouvre sur la guerre en cours et ses conséquences. Suivent les dessins consacrés à l’international, à la politique intérieure de la France, à l’économie, l’écologie, aux problèmes sociaux… Pancho, observateur toujours aux aguets, met en lumière avec finesse et ironie les failles de la société comme les faiblesses des êtres. Un humour subtil qui fait toujours mouche.

Né en 1944 au Venezuela, Pancho a vécu notamment en Uruguay et en Argentine avant de s’installer en France en 1983. ll a publié ses dessins et caricatures dans le monde entier jusqu’à aujourd’hui où il croque l’actualité dans Le Canard enchaîné.

En accès libre en salle de la Presse (BnF François-Mitterrand, bibliothèque tous publics).

Fakir

 Bimestriel

Sous-titré « Journal fâché avec tout le monde, ou presque », le journal alternatif Fakir revendique haut et fort sa liberté de ton. Revendicatif, satirique et parodique, Fakir, s'il ne comporte pas de ligne éditoriale définie, se situe dans la mouvance de la gauche radicale. Fondé en 1999 à Amiens par le journaliste et homme politique François Ruffin, c'est au départ un journal local qui veut s'opposer au ton consensuel du Journal des Amiénois. Il devient un journal national en 1999 ; si le dossier central est consacré à des problématiques sociales, économiques ou politiques nationales (retraites, maltraitance, , de nombreux articles concernent Amiens et sa région. Sans publicité et publié par l'association Fakir, il est rédigé majoritairement par des bénévoles ; François Ruffin continue à rédiger certains articles et est resté le rédacteur en chef du journal. Publié quatre fois par an sur du papier journal au format tabloïd, Fakir est illustré de dessins en quadrichromie.

Fakir publie également des ouvrages et a coproduit en 2016 le film de François Ruffin « Merci patron !», sur l'homme d'affaires Bernard Arnault.

En accès libre en salle de la Presse (BnF François-Mitterrand, bibliothèque tous publics).

Fake news : l'info qui ne tourne pas rond

 Fake news : l'info qui ne tourne pas rond / scénario, Doan Bui ; dessin et couleur, Leslie Plée

Le reportage dessiné de Doan Bui et Leslie Plée nous embarque dans un tour du monde des fake news et de leur fabrication. Doan Bui, journaliste à L’Obs depuis 2003 et lauréate du prix Albert Londres en 2013, part aux États-Unis à la rencontre des  « truthers » qui nient les attentats du 11 septembre et les tueries de masse dans les écoles américaines ; elle participe à la 3e conférence internationale des « platistes », pour qui la terre est plate, décortique le phénomène des illuminati, visite les usines à clics de Macédoine et de Russie. Elle analyse également le fonctionnement des algorithmes et le rôle de Donald Trump dans la propagation de « vérités alternatives ». Sur un ton tour à tour grave ou humoristique, à la fois ludique et pédagogique, Fake news, l'info qui ne tourne pas rond nous fait mesurer l'emprise des fake news et nous donne des outils pour aiguiser notre esprit critique.

En accès libre en salle de la Presse (BnF François-Mitterrand, bibliothèque tous publics).

Le faux Soir

 Le faux Soir / Daniel Couvreur, Christian Durieux, Denis Lapierre, Futuropolis, 2021

En novembre 1943, le Front de l’indépendance, mouvement de résistance belge, réalise un exploit : faire rire des milliers de belges avec un détournement humoristique du quotidien Le Soir, alors contrôlé par l’occupant allemand depuis mai 1940. En effet, à l’approche du 11 novembre, 50 000 exemplaires seront vendus via des circuits classiques ou parallèles. Cette bande dessinée retrace l’histoire de cet acte de bravoure remarquable, de l’élaboration du pastiche à sa fabrication et à sa diffusion, jusqu’à la fin tragique de ses auteurs. L’ouvrage est accompagné du fac-similé du faux Soir.

La bande dessinée Le faux Soir est en accès libre en salle de la presse (BnF François-Mitterrand, bibliothèque tous publics).

En savoir +

Femmes ici et ailleurs

 Bimestriel

Femmes ici et ailleurs est un magazine d’information généraliste consacré aux femmes agissantes en France et dans le monde et aux droits des femmes. Le bimestriel a été créé en 2014 par le photojournaliste Pierre-Yves Giret. Il proposait d’envisager autrement la place des femmes dans les médias en exposant des entrepreneures, des femmes politiques, des militantes, des sportives, des artistes.

Le magazine de 84 pages, sans publicité, est réalisé par l’association éponyme Femmes ici et ailleurs, reconnue d’intérêt général. Au sommaire du numéro de janvier 2022 on découvre notamment un reportage de la grande reportrice française Mylène Sauloy et de la photojournaliste iranienne Maryam Ashrāfi sur des résistantes kurdes au cœur du Kurdistan d’Irak et de Syrie, un portrait de la dessinatrice de presse norvégienne Siri Dokken, un zoom sur le métier mixte de technicienne forestière et la réponse experte à la question Pourquoi le féminicide n’est pas dans le code pénal ?

La maquette est sobre. Le papier de qualité met en avant les nombreuses photographies. Femmes ici et ailleurs est publié à Lyon par les Éditions du 8 mars.

En accès libre en salle de la Presse (BnF François-Mitterrand, bibliothèque tous publics).

La femme qui s'est éveillée

 La femme qui s'est éveillée : une histoire afghane, récit / Solène Chalvon-Fioriti. Paris : Flammarion, 2022

Solène Chalvon-Fioriti est une jeune reporter indépendante spécialiste du Pakistan et de  l’Afghanistan dont elle a été correspondante de guerre entre 2011 et 2021. S’intéressant à la condition féminine, elle revient dans son livre sur sa rencontre avec le réseau féminin Pill force et son amitié avec Layle, une activiste, qui finira tragiquement. Ce réseau aide les femmes à avorter en distribuant des pilules abortives, ce qui est formellement interdit en Afghanistan. L'auteur nous fait revivre dix années de ce pays et de ces femmes déchirées entre le rejet de l’Occident, la volonté d’un féminisme dans le respect de leur culture et le terrorisme islamique. En mêlant habilement témoignage personnel d'une journaliste de guerre, documentaire autour de la condition des femmes dans un état qui organise la ségrégation sexuelle, et analyse politique d'une « guerre infra étatique » éminemment complexe, Solène Chalvon Fioriti  livre un récit à la fois dense et original ancré dans l'actualité.

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En savoir +

Les figures de style

 Les figures de style / Henri Suhamy. Que sais-je ?, 2023

Métonymies, anacoluthes, oxymorons, euphémismes, litotes, métaphores… L’étude des figures de style permet de mieux comprendre le sens et la forme des énoncés, de déceler certains codages et travestissements conventionnels de l’expression. Elle a un large champ d’application, qui va de la rhétorique à la poésie et la littérature en passant par l’étymologie, la grammaire, la psychologie du langage ou encore la communication.

Dans cette quinzième édition, Henri Suhamy propose une classification originale, claire et logique, illustrée par des exemples tirés d’œuvres littéraires, du journalisme, du discours politique, du langage courant, ou inventés par l’auteur pour présenter et expliquer les principales figures de style. Les figures sont classées par familles, mais la présence d’un index alphabétique en fin de volume permet aussi d’utiliser ce manuel comme un glossaire.

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Financial Times

 Quotidien

Fondé en 1888 sous le titre de London financial guide, le Financial Times est un quotidien économique et financier britannique, généralement considéré comme le quotidien économique de référence en Europe. Le Financial Times contient les dernières actualités économiques et politiques et des analyses et des commentaires tant sur l’économie britannique que sur le commerce international. On y trouve aussi des articles de fonds sur les marchés émergents, les entreprises, les secteurs industriels et la technologie et même sur les arts. 600 journalistes répartis dans plus de 40 pays collaborent au quotidien, lui garantissant une large couverture journalistique. La version imprimée est éditée sur du papier rose saumon.

Le Financial Times a été racheté en 2015 par le groupe japonais Nikkei, propriétaire et éditeur du Nihon Keizai Shinbun, quotidien financier de référence au Japon. Le nombre d’abonnés à la version papier du journal est en baisse et atteignait 155 000 abonnés en 2020. Grâce à ses différentes éditions numériques (Royaume-Uni,  Europe, États-Unis, Asie, Moyen-Orient), le Financial Times est lu par 1,6 millions de personnes dans plus de 140 pays. 70 % du lectorat du journal se situe hors du Royaume-Uni. Reconnu pour son sérieux, le Financial times est lu par des étudiants et des dirigeants d’entreprises et d’institutions. C'est d'ailleurs l'un des journaux les plus consultés dans la salle de la Presse de la BnF.

En accès libre en salle de la Presse pour les 3 derniers mois de l'édition Europe (BnF François-Mitterrand, bibliothèque tous publics) ; en version électronique depuis mai 2004 dans la base Europresse et depuis janvier 1981 dans Factiva.

First to the front

 First to the front : the untold story of Dickey Chapelle, trailblazing female war correspondent / Lorissa Rinehart. New York, NY : St. Martin's Press, 2023

« Je suis du côté des prisonniers contre les gardes, des soldats contre les officiers, de la faiblesse contre le pouvoir ». Dickey Chapelle est une pionnière du photojournalisme de guerre, engagée dans tous les conflits de 1945 à 1965. Son approche du reportage de guerre, radical et au plus proche de l'action, est mis au service d'une vision centrée sur l'humanité des opprimés. Elle est de tous les combats, de toutes les guerres, dans tous les endroits chauds du globe : seule femme présente sur le front à Okinawa, elle est aussi, au lendemain de la seconde Guerre mondiale, en Europe de l'Est pour enquêter sur les conditions de vie de l'après-guerre ;  elle a parcouru la piste Ho Chi Minh avec l'armée sud-vietnamienne et traversé les montagnes de la Sierra Maestra avec Castro ; elle a été le premier reporter accrédité auprès du Front de libération nationale algérien et a survécu à la torture dans une prison communiste hongroise. Au Viet Nam, elle a été parachutée avec la 82e, la 101e et les troupes aéroportées vietnamiennes, s'est intégrée aux forces spéciales au Laos et a vécu pendant un mois avec une armée de guérilla anticommuniste dans le delta du Mékong. Son incroyable expérience s'achève lors d'une patrouille avec certains des premiers Marines de combat déployés au Viêt Nam en 1965, où elle est tuée par une mine. 

Durant toute sa carrière, Dickey Chapelle s'est battue contre les préjugés, les moqueries de certains de ses camarades journalistes masculins et les réticences des salles de rédaction des journaux qui l'employaient. Son travail, largement oublié, est ressuscité par Lorissa Rinehart dans une biographie magistrale qui, sans verser dans l'idéalisation, retrace le parcours d'une femme hors-normes et d'une correspondante de guerre immergée dans les tourbillons de l'histoire. 

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Fisheye

 Bimestriel

Fisheye est un magazine de photographie pluridisciplinaire qui s’adresse à tout le monde. Paraissant tous les 2 mois, ce titre aborde la photo par tous les biais : société, économie, histoire, mais aussi les tendances, la mode, l’art vidéo. Toutes les photographies sont abordées, du portrait à la photographie documentaire. Dans le numéro 32 de septembre-octobre 2018, un dossier est consacré au rôle de l’image dans la construction des fausses nouvelles, avec toutes les interrogations qui se posent du point de vue de la perception des images, du réel et du travail des photoreporters.

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Fluide glacial

 Fluide glacial / Mensuel

Le 1er avril 1975 paraît le numéro 1 de Fluide glacial publié aux éditions AUDIE (Amusement Umour Dérision Ilarité Et toutes ces sortes de choses). Marcel Gotlib en est le fondateur, il résumait ainsi la ligne éditoriale de son nouveau trimestriel de bande dessinée « faire de la BD d’humour, un point c’est tout ».

Fluide glacial, dont le titre provient d’un article de farces et attrapes, met en avant des bandes dessinées à l’humour absurde, libéré mais pas provocateur et pas forcément politique. Les séries Superdupont de Lob et Gotlib, Jean-Claude Tergal de Tronchet, Les Bidochon de Binet, Lucien de Margerin, Carmen Cru de Lelong et Pascal Brutal de Riad Sattouf, entre autres, y ont été pré-publiées avant d’être éditées en albums. Le magazine a connu un grand succès en kiosque, atteignant des tirages de 100 000 exemplaires.

Aujourd’hui, Fluide glacial est un mensuel de 84 pages, sans publicité, de bandes dessinées qui propose des gags, des strips, des dessins, des nouvelles, des séries d’auteurs contemporains comme par exemple Jonathan Munoz, L’Abbé, Sylvain Frécon, Zanello et toujours Édika et Lefred-Thouron. Dans les pages « L’Éclaireur » de Fluide Glacial on découvre également une revue de presse au ton décalé, des recommandations de lectures, des publicités détournées et des jeux.
Chaque trimestre, les éditions AUDIE publient également un hors-série thématique. Le numéro 102 du Hors-série Fluide glacial annonce en une contenir le secret du bonheur.

Les numéros de la dernière année de Fluide glacial et les deux dernières années du Hors-série Fluide glacial sont disponibles en salle B.

Fluide glacial vs Spirou, Spirou vs Fluide glacial

Édito vengeur, représailles à base de couverture salie pour le numéro de Fluide glacial de juillet 2018 ou de dessins parasites dans Spirou, les escarmouches se multiplient entre ces deux journaux. À tel point que Spirou a sorti le 5 septembre dernier un numéro spécial intitulé « Spirou vs Fluide glacial » suivi le lendemain d’une riposte du journal Fluide sous la forme d’un numéro « Fluide glacial vs Spirou ». Les 2 couvertures sont signées Tebo.

Ces 2 titres n’en resteront pas là et se défieront lors d’un match d’improvisation pendant la fête de la BD à Bruxelles le 15 septembre 2018. En cas d’égalité, l’affrontement final se réglera à coup de tartes à la crème.

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La Fissure

 La Fissure / Carlos Spottorno et Guillermo Abril, Gallimard bande dessinée, 2017

Prenant la forme d'un roman graphique, La Fissure est un reportage photo réalisé entre 2014 et 2016 par Carlos Spottorno, photographe documentaire, et Guillermo Abril, grand reporter. Retraçant leurs voyages de la côte marocaine à la Finlande, les deux journalistes se sont concentrés sur les frontières entre différents pays, dans les centres d'hébergement, les postes frontières et les bases militaires qui s'y trouvaient. A travers le prisme des parcours saisissants de réfugiés, de bénévoles ou encore de soldats, les auteurs décrivent les conséquences humaines et géopolitiques des grandes fractures internationales (annexion de la Crimée, guerre en Syrie, attentats... ).  

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Focus : le regard des photographes de l'AFP

 Focus : le regard des photographes de l'AFP/ Agence France Presse. La Découverte, 2022.

L’Agence France Presse (AFP) propose avec « Focus » un regard en images sur l’actualité internationale de l’année écoulée. Quelque 300 clichés ont été sélectionnés par leurs auteurs et sont commentés  en version bilingue (français-anglais). « Désert toxique » au Chili, « Abris en carton » en Ethiopie ou « Un train de chien » au Japon, les photographies tout comme leur intitulé, ne laissent jamais indifférent et le traitement de l’image témoigne d’un grand professionnalisme. Leur force est d’interpeller, d’émouvoir ou de surprendre celui qui les regarde sans jamais tomber dans le voyeurisme. Si toutes les thématiques sont abordées, les événements majeurs que sont la guerre en Ukraine, le dérèglement climatique et le retour des talibans en Afghanistan,  bénéficient quant à eux, de chapitres qui leurs sont entièrement consacrés.

C’est en sillonnant la planète, parfois au risque de leur vie, que les photoreporters de l’AFP donnent à voir par l’image, l’état du monde et son évolution. Témoins de leur temps, Ils nous montrent des réalités auxquelles nous n’aurions pas accès sans eux.

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Franc-tireur

 Hebdomadaire

L’hebdomadaire d’information et d’opinion Franc-tireur a été lancé le 17 novembre 2021 par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, fondateur du groupe de presse Czech Media Invest, groupe propriétaire notamment de Elle et de Marianne. La rédaction est dirigée par Christophe Barbier, éditorialiste sur BFM-TV, Éric Decouty, ex-directeur délégué à Marianne et les essayistes Caroline Fourest et Raphaël Enthoven. Le journal est présenté par Christophe Barbier comme « un libelle, un manifeste », qui fournira à se ses lecteurs « un armement intellectuel, journalistique, pour lutter contre la progression de l’obscurantisme » et qui combattra « tous les extrêmes par la rationalité ». Le ton des articles est souvent virulent, voire polémique. Consacré essentiellement à la politique en France et à l'étranger, Franc-tireur s’intéresse aussi à l’économie et comporte une petite rubrique culturelle. Sur huit pages imprimées sur papier journal, au format magazine, l’hebdomadaire est illustré par des dessins de presse. En janvier 2022, Franc-tireur comptabilisait plus de 12 000 abonnés et vendait en moyenne 40 000 exemplaires en kiosque.

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Les fossoyeurs

Les fossoyeurs / Victor Castanet. Paris : Fayard, 2022.

 Victor Castanet a reçu le 28 novembre 2022 le prix Albert-Londres dans la catégorie livre pour Les fossoyeurs, son livre-enquête sur les maltraitances et malversations dans les maisons de retraite du groupe privé Orpea. Orpea est le numéro un mondial du secteur et gère 110 000 lits et 1 100 établissements dans 23 pays et 3 continents. Le récit met au jour un système privilégiant la rentabilité au détriment des résidents : nourritures et produits d'hygiène rationnés, une prise en charge dégradée qui relève parfois de la maltraitance. Il pointe également l’argent public dilapidé et les responsabilités des autorités de santé françaises, à commencer par les agences régionales de santé.  

Victor Castanet, journaliste indépendant de presse écrite et de télévision, a enquêté près de trois ans, de février 2019 à décembre 2021. Il a recueilli 250 témoignages. L’enquête s’appuie également sur un grand nombre de documents : mails, photos, vidéos, enregistrements, documents médicaux, documents comptables internes au groupe, décisions de justice, rapports de l’Inspection du travail et comptes-rendus de contrôle de conseils départementaux.

Réimprimé 12 fois et vendu à 165 000 exemplaires, le livre-enquête a eu un fort retentissement à sa publication en janvier 2022 et a conduit à une prise de conscience dans la société. Depuis, 600 Ehpad ont été contrôlés et Orpea fait l’objet d’une enquête pour maltraitance institutionnelle et infractions financières.

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Géo

  Mensuel

L'année 2019 marque le 40e anniversaire du lancement du magazine Géo en France, adaptation française du magazine allemand portant le même titre né en 1976. Mensuel consacré à la connaissance du monde, il enregistre une diffusion payée de 162 000 exemplaires par mois pour une audience mensuelle de plus de 4 millions de lecteurs. Originellement consacré au voyage, il s'est élargi depuis à d'autres thématiques comme l'évolution des sociétés ou la géopolitique, au travers d'enquêtes et de reportages, en laissant , avec un soin particulier, une grande part à la photographie. Au sommaire du numéro de septembre 2019, un reportage sur la ville de Vienne, un autre sur l'île de Skye en Écosse, l'art contemporain dans les vignobles, les fermiers du Karoo en Afrique du Sud.

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Gibraltar

Irrégulier
La revue Gibraltar traite du bassin méditerranéen et des cultures de l’Europe du sud et de l’Afrique du nord. Créée en 2013 par  le journaliste et auteur toulousain Santiago Mendieta qui a longtemps travaillé pour Pyrénées magazine, la revue veut « jeter un pont entre deux mondes » aux liens étroits mais parfois fondés sur l’incompréhension. Conçue et réalisée à Toulouse, c'est une revue indépendante. Sous la forme d’un mook  au graphisme soigné et au papier épais, la revue, publiée à sa création deux fois par an et désormais irrégulière, propose 170 pages de reportages, récits dessinés, fictions ou portfolios photographiques. Histoire, sociétés, environnement, géographie, cultures, les thèmes traités sont très divers, mais toujours approfondis dans des articles fouillés et illustrés.

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Going with the boys

 Going with the boys : six extraordinary women writing from the front line / Judith Mackrell. Pan Macmillan, 2021

Cantonnées à l'arrière du front en raison de leur sexe, en butte aux préjugés et à la bureaucratie, six femmes journalistes sur les fronts de la Seconde guerre mondiale doivent lutter pour obtenir le droit de travailler sur un pied d’égalité avec les hommes. On suit dans Going with the boys la trajectoire de Martha Gellhorn, la seule femme à participer au débarquement en Normandie, où elle précède son mari Ernest Hemingway ; de Lee Miller, qui après avoir été mannequin devient photoreporter pour le magazine Vogue et révèle les horreurs du camp de Dachau ; de Sigrid Schultz, qui enquête sur le régime nazi en cachant son identité juive ; et encore de Virginia Cowles, Clare Hollingworth et Helen Kirkpatrick. Six femmes étonnantes et volontaires, qui chassent les sources, côtoient des personnalités comme Picasso ou Churchill, et affrontent le danger. Judith Mackrell, biographe et critique de danse au Guardian, nous raconte leur combat.

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Gonzaï

Couverture GonzaïBimestriel

Lancé en 2013 grâce à un financement participatif, Gonzaï est un bimestriel dédié à la culture alternative. Il s'intéresse principalement à la musique, à la littérature et aux figures de la contre-culture. Évoquant le presse underground des années 70, il se caractérise par un ton volontiers provocateur et exige des personnalités interviewées de ne pas être en promotion. Gonzaï est la déclinaison papier du site gonzai.com fondé en 2007. Le magazine joue la complémentarité avec son parent numérique en ne traitant pas de l'actualité directe, domaine réservé du site internet, et privilégie les articles longs : interviews, portraits, récits et critiques artistiques.

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Les grands articles qui ont fait l'histoire

Les grands articles qui ont fait l'histoire / présentés par Patrick Eveno, édition augmentée, Flammarion, 2019

L'histoire des journaux s'entrecroise avec la « grande » histoire, parce que la presse est conjointement source, témoin et acteur de celle-ci. Les médias sont en effet inséparables de la société dans laquelle ils évoluent : ils en sont le reflet, parfois déformé, tout en influant sur les actes des politiques etd es citoyens. Ce recueil d'articles est présenté par Patrick Eveno, enseignant spécialiste de la presse et président de l'Observatoire de la déontologie de l'information. De la période révolutionnaire aux « Gilets jaunes », il nous propose un parcours « à chaud » dans l’histoire de France : les temps forts et les grands débats y sont racontés et analysés par d’illustres journalistes, écrivains ou dessinateurs, de Mirabeau à Florence Aubenas, en passant par Jules Vallès, Joseph Kessel, Françoise Giroud et bien d'autres… Chaque article est précédé d'une introduction qui le replace dans son contexte.

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Les grands patrons de journaux face à l'avenir

 Les grands patrons de journaux face à l'avenir : une enquête mondiale / Alain Louyot, éditions Odile Jacob, 2016

Alain Louyot, journaliste et ancien grand reporter et rédacteur en chef de L'Express dresse un constat pessimiste de la situation de la presse et du devenir des journaux « papier ». Avec la concurrence du Net, la publicité et les petites annonces n’arrivent plus à les financer et les journaux imprimés se vendent de moins en moins. Le secteur de la presse connaît des restructurations et de nombreux licenciements. Or un journal de qualité a besoin de moyens et d’effectifs. Pour faire face, la tentation est grande de tabler sur le sensationnel. Heureusement certains résistent et continuent à faire un travail de journalisme de qualité en misant entre autres sur la complémentarité entre le papier et le numérique.

Face à ce constat, Alain Louyot est parti à la rencontre des patrons des grands journaux de ce monde, symboles de la démocratie, pour comprendre comment ils résistent à la mutation et  s’adaptent pour maintenir une presse libre et indépendante. Son livre propose une série de reportages pleins d’anecdotes originales sur le fonctionnement des quotidiens étudiés : Der Spiegel, le Financial Times, l’Asahi Shimbun, le Washington post, La Repubblica, El Païs, Le Monde, Le Soir, etc.

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Grands reporters : confessions au cœur des conflits

Grands reporters : confessions au coeur des conflits / Emmanuel Razavi

Grands reporters, confessions au cœur des conflits annonce clairement son ambition, faire découvrir la réalité du métier à travers les récits de ceux qui le pratiquent. Treize journalistes, reporters, photojournalistes, cameramen, connus ou moins connus, témoignent de leur quotidien et de leur engagement.  Après une tentative de définition de cette activité dans toute sa diversité, le livre brosse une brève histoire du grand reportage et de l'enquête au long cours, d'Hérodote à Daesh, en passant par le 11 septembre 2001 qui a marqué un tournant dans l'exercice du métier, les reporters étant désormais confrontés aux agressions des groupes terroristes et soumis à une pression accrue de la part des rédactions. Reporters dans des zones à risques comme Kamal Redouani ou Régis Le Sommier, correspondants permanents comme Clarence Rodriguez en Arabie saoudite ou Sara Saidi en Iran, photographes et cameramen de guerre se livrent à Emmanuel Razavi, lui-même grand reporter. L'ouvrage, qui s'adresse au grand public et aux jeunes qui souhaitent s'orienter vers ce métier, n'oublie pas les producteurs, fixeurs, éditeurs photos ou monteurs, dont le rôle est essentiel au travail des reporters.

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Graphzine graphzone

 Graphzine graphzone / Xavier-Gilles Néret, Le Dernier Cri, Editions du Sandre, 2019

Graphzine graphzone est la première étude consacrée aux graphzines français. Graphzine est un mot-valise, contraction de graphisme et de magazine, qui désigne un fanzine graphique, sans texte, réalisé le plus souvent en photocopie, en sérigraphie ou en offset. Façonné de manière artisanale, les graphzines se caractérisent par leur faible tirage et leur prix peu élevé. Les graphzines se situent à la frontière de la revue alternative et satirique, de la bande dessinée, du livre d’artiste et de l’art brut.

Dans son livre, Xavier-Gilles Néret, qui enseigne la philosophie de l’art et du design à l’École Duperré à Paris et à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, explore en détail ce phénomène qui apparaît en dehors du système éditorial dominant à partir de 1975, parallèlement au mouvement punk et en adoptant le principe du Do-it-Yourself.

Partant des pionniers, les collectifs Bazooka et Elles Sont De Sortie, et en allant jusqu’au collectif d’artistes contemporains marseillais Le Dernier Cri, l’auteur analyse la variété des influences et des formes du graphzine. La couverture de Graphzine graphzone est sérigraphiée, le livre présente une riche iconographie, souvent transgressive, imprimée en bi et trichromie.

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La guerre de l'information

 La guerre de l'information : les États à la conquête de nos esprits / David Colon. Tallandier, 2023

Spécialiste de la manipulation de masse, David Colon explore dans cet ouvrage le rôle prédominant de la guerre de l’information à l'ère d’Internet et des réseaux sociaux, et la menace que représente l’explosion des fausses informations pour les démocraties contemporaines. 
À travers cette enquête édifiante, l’historien retrace l’évolution des pratiques de désinformation depuis la chute du mur jusqu’à nos jours, prenant appui sur des exemples concrets comme les tactiques bien connues de la Russie ou la manipulation orchestrée par les États-Unis pour justifier la guerre en Irak. De la « guerre cognitive » à la « cyberguerre » en passant par le « gaslighting », il y décortique les mécanismes pernicieux de ce conflit informationnel asymétrique, utilisé par certaines puissances à des fins de propagande, au mépris de toute règle légale ou éthique.
Parce qu’ils sont susceptibles de transformer n’importe quel citoyen en potentiel soldat, Internet et les médias sociaux mettent en péril les équilibres géopolitiques. Nouveau cap dans cette manipulation des esprits, l’essor de l’intelligence artificielle nous rappelle que les guerres se mènent aujourd’hui, plus que jamais, sur le terrain de l’information. 

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Guide pratique de sécurité des journalistes

 Guide pratique de sécurité des journalistes : manuel pour reporters en zones à risques / Reporters sans frontières. Paris : Unesco, 2016

En partenariat avec l'Unesco, Reporters sans frontières a publié en 2016 une nouvelle édition de ce guide pratique de sécurité, plus que jamais d'actualité pour les reporters en zone à risques. S'il n'existe pas de risque zéro pour ceux qui partent en terrain dangereux, leur sécurité est, selon Reporters sans frontières, largement l'affaire des journalistes eux-mêmes, sur le plan individuel et collectif, au niveau des rédactions. Bien préparer son départ, assurer sa sécurité en mission, gérer sa sécurité numérique, respecter de bonnes pratiques au sein des rédactions, soigner les blessures physiques ou psychologiques : les méthodes et les recommandations de ce « kit de survie » sont concrètes et complètes. Le document est complété par des témoignages de journalistes qui expliquent comment ils se préparent à partir et quelles sont leur précautions sur place. En annexes, divers textes de référence sur la protection des journalistes, la liberté de la presse et la déontologie.

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Haaretz

Quotidien

Haaretz, en français « Le Pays », est un quotidien généraliste israélien en hébreu. Il est aussi publié en anglais. Le journal a été fondé en 1919. Basé à Tel-Aviv, sa ligne éditoriale est progressiste. Classé au centre gauche, le quotidien a toujours soutenu le dialogue israëlo-palestinien. C'est le journal de référence israélien, même si ce n'est pas celui qui a le plus fort tirage. Gershom Schocken en fut longtemps la figure tutélaire. Ayant émigré d'Allemagne en 1933, il en devient le rédacteur en chef en 1939 et le reste jusqu'à sa mort en 1990. Amira Hass est un autre grande figure de Haaretz ; cette journaliste qui s'est établi à Ramallah rend notamment compte de la vie de la population dans les territoires palestiniens. Le journal propose divers supplément sur l'économie, le sport, les loisirs. L'édition du vendredi propose en plus un magazine d'actualité.

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Haïti liberté

Hebdomadaire

 Haïti liberté est un journal hebdomadaire d’information générale haïtien. Il a pour particularité d’être basé à New York où réside une importante communauté haïtienne. C’est un journal trilingue, français, créole et anglais. Il traite de l’actualité haïtienne : brèves, articles d’opinion, analyses politiques. Sa ligne éditoriale est progressiste. Sa rédaction principale est épaulée par des correspondants à Port au Prince et dans le reste de Haïti. Près de deux millions d’Haïtiens vivent en dehors de leurs pays d’origine. Le journal est distribué là ou se situent les plus grandes communautés : à New York dans le Queens et dans Brooklyn où il est principalement distribué par des vendeurs de rue, dans le New Jersey, en Floride, au Québec et en France.

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Hélène Gordon-Lazareff

 Hélène Gordon-Lazareff / Claire Blandin. Fayard, 2023

De la Russie impériale au monde de la mode des années 1960, Hélène Gordon-Lazareff (1909-1988) a traversé le XXème siècle. C’est la trajectoire de cette femme de presse « passionnée » qui savait « sentir son époque » que l’historienne de la presse Claire Blandin nous raconte dans cette biographie.

Née en Russie dans la grande bourgeoisie juive, Hélène Gordon et sa famille s’installent à Paris en 1920. Après des études de lettres et un mariage qui dure peu, Hélène entretient des relations amoureuses avec plusieurs intellectuels dont Michel Leiris et intègre l’Institut d’ethnologie de Paris. En 1935, elle rencontre Pierre Lazareff, le rédacteur en chef de Paris-Soir, qui lui confie rapidement le projet d’un nouvel hebdomadaire, Paris-Soir dimanche. C’est le début d’une relation amoureuse qui sera surtout fondée sur la complicité intellectuelle. En 1940 la montée de l’antisémitisme conduit le couple à s’exiler à New-York ; Hélène y entre au Harper’s Bazaar, où elle s’initie à la mode.

De retour en France, Hélène Gordon-Lazareff  crée Elle en s'inspirant de son expérience américaine. Le magazine accompagne la professionnalisation de la mode, lance le « courrier du cœur » et la fiche-cuisine, forge des célébrités comme Anna Karina ou Brigitte Bardot. Surnommée « la tsarine », Hélène Gordon-Lazareff dirige son journal d’une main de fer, entre opérations de séduction et rejet de ses collaboratrices. Les évènements de mai 1968 et les changements de mentalité qui les accompagnent lui font perdre son autorité au sein de la rédaction ; elle n’est plus en phase avec le pays. Après le décès de Pierre Lazareff en 1972, atteinte d’Alzheimer, elle n’est plus capable de travailler. Elle meurt ruinée en 1988.

A travers le parcours de la fondatrice d’un des magazines féminins les plus courus de son époque, c’est la configuration politique, journalistique, économique, sociale et artistique de l'époque qui se déploie dans ce récit au ton alerte.

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Henri Cartier-Bresson, l'autre couronnement

Henri Cartier-Bresson, l’autre couronnement / Fondation Henri Cartier-Bresson, Éditions Textuels, 2023

Célèbre pour la précision et la vivacité de ses compositions, Henri Cartier-Bresson s’est principalement illustré dans la photographie de rue, mettant en avant le caractère pittoresque de la vie quotidienne. Le 12 mai 1937, le jeune photographe, qui travaille depuis peu pour le journal communiste Ce Soir, est à Londres pour couvrir le couronnement très médiatisé du roi George VI. Or, le monarque est le grand absent de cette série de clichés. Là où quiconque aurait tâché de capter l’instant du couronnement, le cortège royal, l’apparition solennelle du souverain à son balcon, Cartier-Bresson, lui, s’intéresse à la foule rassemblée pour assister aux festivités.

Cette série d’amusants portraits pris sur le vif, montrant les badauds au cou tendu, tantôt juchés sur les épaules d’autres spectateurs, tantôt assis voire endormis dans l’attente du cortège, fut reprise dans le mensuel du Parti communiste français Regards sous le titre « Ceux qui regardaient… ». Dans cette foule, ce sont en effet les regards qui concentrent toute l’attention : l’objectif du photographe est particulièrement attiré par les stratagèmes mis en œuvre par les spectateurs pour mieux voir, qu’il s’agisse de lunettes, miroirs de poche, périscopes ou encore rétroviseurs fixés sur des baguettes en bois.

Le reportage, d’une grande originalité, procède ainsi d’un double déplacement du regard : celui du peuple levant les yeux pour observer le spectacle, et celui du photographe tournant facétieusement le dos à la pompe du cortège pour mieux capter ces instants de vie. À travers cet « autre couronnement », le reporter donne ainsi à voir un renversement symbolique du pouvoir.

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L'homme politique et la presse

 L'homme politique et la presse : de Camille Desmoulins à Émile de Girardin / dirigé par Philippe Bourdin, Presses universitaires Blaise Pascal, 2018

L’homme politique et la presse reprend en partie les interventions d’un colloque de 2016 sur les origines des relations entre l’homme politique et la presse. L’ouvrage porte sur la période comprise entre 1789, moment où la presse prend une nouvelle ampleur, et la Monarchie de Juillet, qui voit l’émergence de la presse non politique avec La Presse d’Émile de Girardin. Cette période va connaître une alternance entre des moments où l’on voit fleurir une diversité de journaux et d’opinions, avec l'essor de la profession de journaliste, et d’autres où règnent la censure, les procès et les délits de presse. Quelques grands noms sont évoqués : Jacques Hébert, le rédacteur du Père Duchêne, Camille Desmoulins, Jean-Louis Carra, Rosalie Jullien, mais également le journaliste catholique et libéral Laurentie et le monarchiste Louis de Bonald. C'est un moment où les journaux jouent un rôle déterminant dans l’émergence de personnalités politiques, agissent sur l’opinion publique et ouvrent aussi de brillantes carrières. Cependant la presse n'oublie pas de brocarder et de caricaturer les figures ainsi mises en exergue.

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Voir aussi

Icônne

 Icônne : le livre qui se prend pour un magazine / Natoo, éditions Privé, 2015

L’humoriste et vidéaste web Natoo, pseudonyme de Nathalie Odzierejko, parodie la presse féminine avec ce livre qui détourne le format d’un magazine féminin de plus de cent pages. Ce pastiche porte un regard à la fois tendre et critique sur la presse féminine et les stéréotypes qu’elle peut véhiculer. Toutes les rubriques sont détournées avec un humour grinçant et potache : les tests de personnalité, les conseils mode et beauté, l’horoscope, les publicités, etc. Un deuxième numéro d’Icônne a été publié en 2020.

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Il est 15h30 et nous sommes toujours vivants

 Il est 15h30 et nous sommes toujours vivants / récit de Evgenia Belorusets, traduit par Olivier Mannoni / éd. Christian Bourgois, 2022. 

Ecrivaine et photographe ukrainienne, Evguenia Belorusets jette sur le papier des mots et des photographies retraçant les premiers jours de la guerre en Ukraine. Du jour 1 au jours 41, du 24 février 2022 au mardi 5 avril, elle livre un récit personnel dans lequel s'entrecroise sa propre histoire et celle qui a brusquement explosé dans sa ville de Kiev. 
Jour après jour, elle décrit cette guerre "impossible", "absurde", le quotidien d'une ville qui continue d'exister sous les bombes, les nuits dans les abris antiaériens et les cafés pris sur les terrasses des boulangeries. Grâce à son appareil photo et son journal, Evguenia Belorusts trouve une manière de résister et de témoigner. Deux idées principales traversent son livre comme un fil rouge : l'impression d'irréalité de cette guerre qu'elle qualifie régulièrement d'incompréhensible, et le contaste entre les récits de destruction venus des villes et régions envahies d'Ukraine, et la vie quotidienne qui continue malgré tout. 

Témoignage des premiers jours de guerre de l'offensive russe sur l'Ukraine, le journal d'Evguenia Belorusets n'est ni un pamphlet politique ni une peinture dramatique ; c'est un récit intime, parfois décousu et poétique, parfois intensément réel, où dialoguent les images et les histoires d'inconnus et de proches, comme autant d'échos de cette guerre aux portes de l'Europe. 

Images interdites

 Images interdites, la censure au XXIe siècle / Yves Frémion , éd. Gallimard, collection Altrenatives, 2022 

Images interdites est le répertoire haut en couleur des images censurées ces vingt dernière années et des polémiques nées autour de ces illustrations, dessins de presse, bandes-dessinées, films de cinéma ou vidéos en tout genre. Réparties en ordres chronologiques au sein de plusieurs chapitres classant les auteurs de la censure en plusieurs catégories, des vignettes présentent les illustrations censurées, accompagnée parfois de leurs versions post-censure, et un texte expliquant le contexte. Parmi les catégories on retrouve en premier "les fous de la censure", sorte d'introduction des autorités les plus adeptes de la pratique : régimes dictatoriaux, autorités religieuses par exemple. Sont ensuite déclinées les censures morales des producteurs culturels, le politiquement correct, le blasphème, le poids des mouvements privés d'opinion etc. Souvent décapant, Yves Frémion ne prend pas de gants dans ce réquisitoire pour la liberté d'offenser.

Ecrivain, journaliste, critique de bandes-dessinées, Yves Frémion a une carrière aussi multiple que le nombre de ses pseudonymes. Principalement connu pour être un des piliers du magazine de bande-dessinées Fluide Glacial où il publie des chroniques jusqu'en 2015, il est auparavant passé sur les pages de Charlie mensuel, Actuel ou bien encore lLEcho des savanes, fleurons de la presse alternatives. Defenseur de la liberté d'expression et iconologue, il a déjà publié avec Bernard Joubert en 1989 un livre intitulé Images interdites, qui couvre la période de l'après-guerre jusqu'aux années 80, dont l'ouvrage de 2022 est en quelque sorte le deuxième tome. On y retrouve la plume inimitable de l'auteur, amateur de calembours et d'une franchise à toute épreuve, ainsi que son parti pris de se camper du côté de la libre pensée et de l'offense.

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L'inconnu de la poste

 L’inconnu de la poste / Florence Aubenas, éditions de l'Olivier, 2021.

Dans son dernier ouvrage, la journaliste Florence Aubenas enquête sur un fait divers de 2008 : l’assassinat par 28 coups de couteau de la postière d’un petit village de l’Ain, Montréal-la-Cluse. L’acteur Gérald Thomassin, arrivé au village en 2007 et qui fréquente les marginaux du village, semble le suspect idéal. Emprisonné en 2013, il est libéré 3 ans après, fautes de preuves. Alors qu’en 2019 une confrontation avec un nouveau suspect pourrait l’innocenter, Gérald Thomassin disparaît pour ne jamais réapparaître.

Si ce livre est sous-titré « récit », c’est que sous l’apparence d’un roman noir, Florence Aubenas fait bien ici œuvre de journaliste. L’inconnu de la poste est le fruit de plusieurs années en immersion parmi les protagonistes. Avec empathie et rigueur, l'autrice raconte l’affaire dans toutes ses dimensions : policière bien sûr, mais aussi judiciaire, humaine et sociale. Une enquête fouillée et sensible, qui, au-delà de la relation d'un fait divers tragique, nous parle du monde dans lequel nous vivons.

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Inédit

 Inédit : les histoires à l'origine des photographies / Steve McCurry. Phaidon, 2020

Membre de l’agence Magnum, le photojournaliste américain Steve McCurry s’est  notamment fait connaître auprès du grand public avec le portrait d’une jeune réfugiée afghane aux yeux verts, photo réalisée au Pakistan en 1984 et devenue depuis l’une des plus célèbres icônes de la photographie. À travers 14 reportages réalisés dans le monde entier, Inédit dévoile comment Steve McCurry a choisi et composé une centaine de ses images. Les notes prises au cours du reportage, les journaux de voyage du photographe et des photos inédites mettent en contexte sa démarche et son travail. Parmi les reportages ainsi décryptés et illustrés de très belles planches en couleurs : la mousson en Asie, les dégâts environnementaux dûs à la guerre du Golfe en 1991, le Yémen, les attentats du 11 septembre 2001, etc.

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L’information d’actualité au prisme des fake news

L’information d’actualité au prisme des fake news/ sous la direction d'Alexandre Joux et Maud Pélissier, L'Harmattan, 2018

L’ouvrage collectif L’information d’actualité au prisme des fake news se propose d’explorer l’impact des fake news sur l’information d’actualité, celle relatée par les journalistes, au moment où celle-ci semble fragilisée. Le livre ne porte pas directement sur les fake news, mais s’interroge sur la nature et les mutations du journalisme, en relation avec le développement de ce phénomène. Les concepts de vérité, de réalité et d’objectivité, le positionnement des journalistes et des rédactions face à la prolifération des fake news, les scénarios d’évolution du « marché de l’information », le rôle de la loi, le rapport du public à l’information, le rôle de l’éducation aux médias sont les différents thèmes abordés.

L’approche est transdisciplinaire : les auteurs, chercheurs en sciences de l’information et de la communication, mobilisent les apports de la psychologie, la philosophie ou la sociologie pour croiser les regards sur les questions posées. S’appuyant sur des analyses de cas concrets, l’ouvrage reste cependant facilement abordable et peut intéresser aussi bien le lecteur curieux de l’évolution du monde de l’information que le professionnel qui s’interroge sur sa pratique.

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Voir aussi

L'interview

 L'interview : savoir interroger et écouter pour mieux rendre compte / Édith Rémond. 3ème édition. EdiSens, 2021

Cette nouvelle édition de L'interview met à nouveau à disposition des étudiants en journalisme et des journalistes l'ouvrage d'Édith Rémond, un des rares livres consacrés entièrement à la technique délicate de l'interview. Comment écouter la parole de l'autre dans le respect de son authenticité sans se faire manipuler ? Comment diriger l'interviewé sans lui faire dire seulement ce qu'on a envie d'entendre et qui ne peut être finalement qu'un propos convenu ? Edith Raymond,  enseignante à l'Institut de journalisme de Bordeaux Aquitaine, étudie dans ce livre toutes les étapes de l'interview, de sa préparation à son utilisation. Elle explique comment ajuster la technique aux buts poursuivis, comment choisir son interlocuteur, maîtriser son comportement, diriger sans imposer, placer l'entretien à la bonne distance du sujet et de la personne, écouter et soutenir l'interviewé quand cela est opportun, mais éviter aussi d'être instrumentalisé.

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Iran révolution

Iran révolution / Michel Setboun. les Arènes, 2019

Michel Setboun est l'un des rares photojournalistes à avoir couvert la totalité des événements de la révolution iranienne, de 1978 à 1981. Il est le témoin privilégié de la chute du shah Reza Pahlavi et de l'instauration de la première république islamique après le retour de l'ayatollah Khomeyni. Ses photos sont publiées dans la presse internationale de l'époque. Dans Iran révolution, plutôt que de republier ses photos telles quelles, Michel Setboun a voulu les retravailler par ordinateur, poussant les contrastes jusqu'à ne plus obtenir que du blanc et du noir. Ces photos, ainsi qu'il l'explique dans la préface de l'ouvrage, « devinrent des dessins au trait, comme de la calligraphie. Mon travail se transforma en une sorte de bande dessinée photo-graphique. » Ce livre permet de plonger dans cet univers singulier qui emprunte autant à la photographie qu'au dessin pour rendre compte d'un des événements majeurs du XXème siècle.

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The Irish Times

 Quotidien

The Irish Times est un quotidien irlandais qui existe depuis 1859. D’abord voix modérée des nationalistes protestants, il devient la voix des unionistes britanniques en Irlande dans les années 1910-1920. Le journal adopte une posture libérale et progressive à partir des années 1980. Le quotidien se consacre à l’actualité générale de l’Irlande et de l’Irlande du Nord. Les pages consacrées à l’économie épousent les thèses néo-libérales. Le contributeur le plus célèbre du journal est Brian O'Nolan plus connu en France sous le nom de plume de Flann O’Brien, qui de 1940 à 1966 et sous le pseudonyme de Myles Na gCopaleen, publia des billets humoristiques et satiriques en irlandais et en anglais dans la rubrique Cruiskeen Lawn.

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Journal de guerre

 Journal de guerre / Mario Vargas Llosa  ; traduit de l'espagnol par Annie Vignal. Paris : Éditions de La Martinière, DL 2022

Peut-on penser la guerre en train de se faire ? Que peut la parole de l'écrivain face au déferlement des tragédies ?  Durant l'été 2003, au tout début de la seconde guerre du Golfe, Mario Vargas Llosa part douze jours en Irak. Opposé à l'intervention américaine, le futur prix Nobel veut vérifier si ses arguments restent convaincants une fois sur le théâtre des opérations. Il rencontre les habitants de Bagdad et de ses environs :  parmi eux, un capitaine licencié de l'armée et devenu garde du corps, un avocat, l'ayatollah qui préside le Conseil suprême de la révolution islamique, des Kurdes pro-américains, un auteur dramatique, un homme qui a subi la torture sous Saddam Hussein, ll'ambassadeur américain chargé par le président Bush d'organiser la démocratisation et la reconstruction de l'Irak... Les portraits que Mario Vargas Llosa nous livre témoignent de la décomposition de l'Irak, plongé dans l'anarchie, la pauvreté et le vandalisme qui suivent l'intervention de la coalition américano-occidentale. Cette série de huit reportages publiés en 2003 dans le quotidien espagnol El Pais. sont aujourd'hui rassemblés et traduits par les éditions de La Martinière.

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Le Journal des assassins

 Le Journal des assassins / Bruno Fuligni, Place des Victoires, 2017

Cet ouvrage reproduit les dix numéros du Journal des assassins présentés par l’historien Bruno Fuligni. Sous-titré « organe officiel des chourineurs réunis », ce faux journal de 1884 auquel on s’abonne « à minuit au coin des rues » s’adresse avec humour noir aux meurtriers et autres hors-la-loi. Derrière cette publication éphémère publiée sur papier coloré se cache le chansonnier et adepte du pastiche Jules Jouy. En parallèle de sa participation à des journaux satiriques, notamment au Tintamarre, il a fondé en 1881 avec Arthur Sapeck L’Anti-concierge et en 1882 publié un unique numéro du Journal des merdeux. Le Journal des assassins a été numérisé et peut être consulté dans la bibliothèque numérique Gallica.

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Le journal du Centre

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Le journal du Centre se définit « comme un journal de proximité et un acteur de la vie locale ». Une édition, une zone de diffusion : le département de la Nièvre. Son tirage se chiffre à 21 667 exemplaires (décembre 2019, source OCPM/OJD). Créé en septembre 1944, il porte alors le sous-titre « La Nièvre libre ». Le groupe Express-Union dirigé par Jean-Louis Servan-Schreiber rachète Le journal du Centre en 1970. Depuis 1972, Il appartient au groupe de presse Centre-France, qui regroupe huit quotidiens, neuf magazines et une agence de presse. Imprimé à Clermont-Ferrand sur les rotatives de La Montagne, son siège est situé à Nevers. Le journal du Centre paraît 7 jours/7 et propose à ses lecteurs des informations d’actualités locales, une rubrique économie locale, des faits divers, des informations sportives régionales, un agenda culturel et des pages loisirs. Les pages « France et Monde », communes à tous les quotidiens du groupe Centre France, sont rassemblées en fin de journal.

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Journalisme

 Journalisme / Olivier Villepreux, Paris : Anamosa, 2021

A l'heure d'internet et des réseaux sociaux où « le droit à l’information et le droit d’informer concernent désormais tout citoyen », se pose la question de savoir ce qui distingue le journaliste de n'importe quelle autre personne diffusant de l'information. Pour répondre à cette question, Olivier Villepreux dresse un état des lieux détaillé de la profession et se penche sur les évolutions considérables que ce métier a connu ces dernières décennies : numérisation de l’information, multiplication des vecteurs médiatiques, course à l'instantanéité et aux clics qui ne laisse guère de place à l'enquête de terrain et à la vérification des sources. L'auteur s'intéresse également aux liens entre hommes politiques et groupes financiers qui détiennent les principaux médias et aux conflits d'intérêt qu'ils induisent, mettant à mal l'indépendance journalistique.

Son analyse sans concession de l'état de la profession nous aide à comprendre ce que doit être le métier de journaliste pour qu'il ne soit pas vidé de son sens. Olivier Villepreux appelle à la redéfinition de ce métier et à sa réglementation pour qu'il ne perde pas son âme et sa crédibilité.

L'auteur :
Olivier Villepreux  est journaliste indépendant. Il a travaillé à La Dépêche du Midi, L'Equipe et Libération. Il est le principal animateur du blog contre-pied sur lemonde. fr et a rédigé de nombreux ouvrages sur le sport et sur la musique.

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Le journalisme avant internet

 https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb455879078Le journalisme avant internet : au temps fou des grands reporters / José-Alain Fralon, La Tengo éd., 2018

Si vous vous demandez comment les reporters travaillaient avant internet, les téléphones portables et les réseaux sociaux…alors lisez ce livre ! José-Alain Fralon, ancien grand reporter au journal Le Monde et collaborateur régulier à la revue Schnock, raconte le quotidien des grands reporters et des journalistes locaux qui devaient trouver des moyens pour dicter et envoyer leurs articles à la rédaction… Le journalisme avant internet retrace leurs aventures, de la plus comique à la plus tragique, dressant le portrait d’une époque où la presse écrite avait les moyens d’envoyer des équipes aux quatre coins de la planète et dans les endroits les plus retirés de France. C’était aussi l'époque où les journalistes pouvaient prendre le temps de faire leurs reportages. Et comme nous dit l'auteur, « même aujourd’hui, au temps des Facebook et des fake news, c’[est] encore pas mal, le journalisme. »

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Les journalistes se slashent pour mourir

 Les journalistes se slashent pour mourir : la presse face au défi numérique : essai / Lauren Malka, Robert Laffont, 2016

Dans cet ouvrage, la journaliste Lauren Melka s'interroge sur la profonde transformation de son métier, à l'heure du journalisme 2.0. Toute-puissance de Google, information en continu, écriture rapide et simplifiée à l'extrême, réseaux sociaux, immédiateté et partage de l'information… L'essayiste  nous invite à réfléchir à l'évolution profonde et multiforme que connaît sa profession dans un essai vivant et original où elle fait dialoguer plusieurs personnages entre eux, confrontant ainsi les points de vue. Elle appelle à un débat autour des usages actuels de l'information, afin d'inventer un nouveau journalisme qui, tout en suivant la voie de Joseph Kessel, soit "ouvert aux élans de solidarité et de créativité collective que permet le Web".

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Junk food

Junk food : les dessous d’une addiction / Emilie Gleason, Arthur Croque. Casterman, 2023

Junk food, bande dessinée documentaire, est le résultat d’une enquête de 3 années sur l’addiction à la malbouffe et au sucre menée par  le journaliste Arthur Croque et la dessinatrice Emilie Gleason. Le livre débute avec une expérience portant sur la consommation de trois groupes d’aliments par des rats : des aliments gras, du sucre et des aliments gras et sucrés. C’est, selon les auteurs, la théorie du cheesecake. Le rat  ayant consommé du gras et du sucré devient dépendant et obèse en une semaine.  On suit ensuite le parcours de personnes souffrant de troubles alimentaires inscrites dans le programme de désintoxication Food addict.

Les informations données sont solides sans être surabondantes. La dessinatrice Emilie Gleason a eu l’idée de cette enquête lorsque ses cousins mexicains en visite en France ayant acheté une bouteille de cola, le recrachent. Finalement, ils le boivent après avoir ajouté 2 cuillères à soupe de sucre en poudre dans leurs verres.  L’univers dessiné par Emilie Gleason est pop et coloré comme le sont les publicités des industries agroalimentaires. La mise en page est inventive. Le ton est décalé et humoristique, utilisant le langage parlé, pour un sujet grave de santé publique mondiale encore peu documenté.

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Le Kiosque

 Le Kiosque : digérer rédiger 2020 / Xavier Laurant, Kamel Abdessadok, Requins marteaux, 2021

Pendant le confinement dû à l'épidémie de Covid 19, deux internautes, Xavier Laurant et Kamel Abdessadok, ont réalisé et posté sur les réseaux sociaux plusieurs pastiches de magazines. Il pouvait s'agir de parodies de véritables journaux (Flemme Actuelle, Raleurs Actuels) ou de faux journaux humoristiques (Komplo Magazine, Tambourin Magazine). Cette anthologie de 32 pages dont la couverture détourne celle du périodique humoristique fondé en 1886 l'Almanach Vermot regroupe une sélection de ces créations absurdes toujours liées à l'actualité.

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Koï

 Mensuel

Avril 2019, déjà 10 numéros pour Koï, magazine de société des cultures et des communautés asiatiques. C’est un magazine de société avec des portraits, des entretiens, des enquêtes, des dossiers, destiné à tous ceux s’intéressent à l’Asie. Après une campagne de financement participatif couronnée de succès qui a permis de mesurer l’intérêt pour un magazine sur cette thématique, le premier numéro sort en 2017. Face au racisme, à la condescendance, aux préjugés, le projet du magazine  est de parler de toutes les communautés asiatiques présentes en France et des Français qui en sont issus. Koï signifie "carpe" en japonais, c'est un symbole de force.

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Kometa

 Semestriel

Nouvelle revue indépendante lancée fin 2023, Kometa est née d’un sentiment d’urgence : celui de comprendre les enjeux du monde contemporain en tournant le regard vers l’Est. Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février 2022, des villes telles que Marioupol et Kherson ont tragiquement fait la une des journaux, tandis que les répercussions géopolitiques, comme la crise de l’énergie, se sont multipliées en Europe et dans le monde.

S’attachant à explorer l’inconnu, Kometa multiplie les regards pour narrer cette histoire en constante évolution. Au-delà des chiffres dramatiques relayés dans les médias, la revue, animée par la journaliste Léna Mauger, ancienne rédactrice en chef des revues XXI et 6Mois, donne à lire des témoignages incarnés et des plumes engagées (d’écrivains, de chercheurs, etc.), tout en proposant dans ses longs formats des outils de décryptage et d’analyse, au premier rang desquelles photographie et cartographie. 

Pour ce premier numéro, des écrivains tels qu’Emmanuel Carrère, François-Henri Désérable ou Michka Assayas prennent la plume, et des poétesses engagées comme Hala Mohammad ou Lili Pankotai élèvent leur voix aux côtés de celles d’opposants au régime russe comme Alexeï Gorinov. Donnant toute sa place à la force de l’écrit et des images, la revue paraîtra de manière semestrielle, prenant ainsi « le temps de l’observation et de l’écriture pour donner du sens à ce monde qui ne sera plus jamais comme avant ».

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Last call at the Hotel Imperial

Last call at the Hotel Imperial, the reporters who took on a world at war / Deborah Cohen, éd. William collins, 2022.

En anglais. John Gunther, H. R. Knickerbocker, Vincent Sheean, et Dorothy Thompson : ils et elle sont américain.es, journalistes, ont parcouru l'Europe de l'entre-deux-guerres et ont révolutionné le journalisme d'alors, lancés à la poursuite des totalitarismes naissants et des empires coloniaux du vieux continent. L'historienne Deborah Cohen dresse leurs portraits et celui de leur époque dans un ouvrage très documenté, à la lisière entre recherche biographique et roman, où se mêle la petite et la grande histoire. Ainsi, en tant que correspondants étrangers des grands titres américains, ces journalistes ont interviewé Franco, Mussolini et Hitler. Ils ont accumulé les unes combattant l'immobilisme de leur patrie face aux dangers du national-socialisme qu'ils ont identifié avant leurs concitoyens. Ils ont été jusqu'en Inde interroger Gandhi, et remis en question les colonialismes européens. Mais Deborah Cohen raconte aussi leur histoire intime, leurs liaisons et leurs mariages, les tabous de l'époque qu'ils ont eu à combattre personnellement.

C'est toute une époque qui est retracée ici au plus près de ceux qui ont documenté son déroulement, article après article et jour après jour. C'est aussi un acte de naissance d'un nouveau journalisme politique, dont le pouvoir s'affirme dans les ambassades autant que dans les journaux, et où la recherche de la vérité s'oppose aux propagandes des régimes autoritaires. 

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Légende

Trimestriel

Chaque numéro du  trimestriel Légende est consacré à une figure marquante du XXe siècle, devenue « légende » du monde contemporain. Le titre est lancé en juin 2020 par Éric Fottorino, éditeur du 1 et de Zadig, deux revues indépendantes dont chaque numéro approfondit également un seul sujet. La couverture de Légende frappe d’emblée par son esthétique sobre et forte : une photographie en noir et blanc de la personnalité qui fait l’objet du numéro occupe toute la page, accompagnée du titre « Légende » en noir sur fond or. Le très grand format proche du tabloïd ajoute au côté « spectaculaire » voulu par Éric Fottorino.

Le magazine alterne figures masculines et féminines venues du sport, de la politique, des sciences ou des arts. Les contributeurs, qui viennent d’horizons divers – journalistes et photographes mais aussi écrivains, historiens, sociologues – éclairent de leurs différents points de vue le parcours de la personnalité et son entrée dans le mythe. Une grande place est accordée à la photo (70% du contenu) : Légende s’ouvre sur  les vingt pages de la rubrique « Une vie en images », tandis qu’un portfolio, également de vingt pages, met en valeur le travail d’un photographe autour de la personnalité ou de son environnement. Reportages, interviews, récits et analyses  viennent compléter l'approche par par l'image.

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Libération

 Quotidien

Libération fête ses 50 ans ! Après un manifeste fondateur proclamant « Peuple, prend la parole et garde-la », le premier numéro du quotidien sort le 18 avril 1973. Issus du groupement La Gauche prolétarienne, ses fondateurs, Marc Kravetz, Jean-Claude Vernier et Serge July veulent relayer une parole populaire qu'ils jugent absente de la grande presse ; le projet est soutenu par des personnalités en vue dont Jean-Paul Sartre, directeur du journal. Au sein de la rédaction les salaires sont identiques pour tout le monde. Le journal soutient les luttes des ouvriers de Lip, du Larzac, des féministes et des homosexuels. Il construit sa réputation sur l'usage d'un langage nouveau, de unes provocatrices et sur une maquette moderne et accrocheuse, mais n'obtient qu'un succès d'estime sur le plan de sa diffusion.

Une première « renaissance » en 1981 sous l'égide de Serge July accompagnée du recours aux capitaux et à la publicité permet à Libération d'atteindre l'équilibre financier et de prendre sa place au côté des grands du paysage médiatique français. En butte à de nouvelles difficultés en 1994, Serge July lance une troisième version du quotidien qui s'avérera un gouffre financier. S'ensuit un long déclin des ventes qui dure jusqu'aux années 2010 malgré plusieurs injections de capitaux et plans sociaux. Depuis septembre 2020, Libération a intégré un fonds de dotation créé à partir d'Altice Média, un groupe détenu par le milliardaire français Patrick Drahi. Toujours déficitaire, le journal a cependant retrouvé récemment le chemin de la croissance grâce au numérique avec une hausse de la diffusion du titre de de 6,8% en 2022. Le journal se situe aujourd'hui au centre gauche tout en étant néolibéral sur le plan économique.

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Libération, nos années folles

 Libération, nos années folles 1980-1996, reportage dessiné / scénario par Marie Colmant et Gérard Lefort, dessin par Pochep. Casterman, 2022.

Au début des années 80, Libération s'affirme comme un des quotidiens les plus importants du paysage culturel français. C'est la grande époque d'un journal foisonnant, de journalistes hauts en couleur qui s'affrontent à coups de bons mots, et d'une époque qui voit passer le sida, Tchernobyl et l'explosion de la télévision. Marie Colmant et Gérard Lefort ont justement fait leurs débuts au sein du service cinéma et télévision de Libé. La première finit par quitter Libération pour la télévision (France 3, Canal +) et l'hebdomadaire culturel Télérama. Le second, plume historique du journal et critique de cinéma, participe aussi au Masque et la Plume, l'émission radiophonique de cinéma de France Inter. Les deux journalistes ont beaucoup collaboré ensemble, notamment à la radio dans des émissions comme « Passées les bornes, y'a plus de limites » ou « À toute allure ». 
Ils cosignent ce reportage fragmenté sur leurs années folles à Libé, dans une succession de saynètes où se retrouvent pêle-mêle des personnalités déjantées et des textes au vitriol. Le dessin de Pochep, à la fois drôle et aigü, vient traduire l'esprit libre et grinçant des auteurs. L'ensemble forme un portrait touchant, un brin nostalgique mais lucide, sur la période dorée du grand quotidien.

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La Libre Belgique

Quotidien

 La Libre Belgique est un quotidien généraliste belge francophone. Propriété du groupe multimédia IPM, son siège se situe à Bruxelles. Elle compte 6 éditions régionales : Brabant-Wallon, Bruxelles, Flandre, Liège, Hainaut et Namur-Luxembourg. C’est le quotidien francophone le plus lu en Flandre. En 2019 son tirage papier est évalué à 33600 exemplaires (Source CIM).

Le journal est créé en 1884 sous le titre Le Patriote par les frères Louis et Victor Jourdain ; il défendait alors la cause politique catholique, tendance monarchiste. Publication clandestine, il devient La Libre Belgique en février 1915, nom définitivement adopté en novembre 1918. Durant la 2ème Guerre mondiale, le journal paraît de nouveau dans la clandestinité ; quelques exemplaires de cette période sont accessibles dans Gallica.

La Libre Belgique a adopté un format mini-tab proche du magazine, avec des photographies en couleur sur chaque page.  Le quotidien se positionne actuellement comme un journal de débats et défend le régime de la démocratie parlementaire, le fédéralisme et les intérêts francophones. Il couvre l’actualité nationale et internationale et les informations locales selon les éditions. Depuis septembre 2019, les pages « La Libre Eco » sont complétées d’une plateforme en ligne dédiée à l’économie avec des comparatifs et des chroniques d’experts. La dernière page propose une synthèse du contenu du journal et un court éditorial.

La Libre Belgique a cessé de paraître en format papier.

Libre cours

 Trimestriel

C’est en 2012 que Libre cours a pris la suite du Courrier de Reporters sans frontières comme publication de cette association non gouvernementale, couronnée du prix Sakharov en 2005, qui défend la liberté de la presse et la protection des sources des journalistes depuis sa création en 1985. L’éditorial de Christophe Deloire, actuel secrétaire général, introduit la publication de 12 pages qui présente ensuite brièvement quelques points saillants de l’actualité journalistique à travers le monde, précisant pour chaque pays cité son rang dans le classement mondial de la liberté de la presse. Les rubriques suivantes approfondissent des sujets marquants et convoquent des acteurs de terrain liés à RSF. Les défis posés par le numérique font l’objet d’une rubrique dédiée. La présentation d’un album de photographies ou de dessins édités en faveur de l’ONG et l’appel à soutenir de diverses manières (courriers adressés aux responsables politiques, pétitions, dons…) un.e journaliste poursuivi.e dans son pays closent ce magazine engagé.

Libre cours a cessé de paraître.

Ils sont partout [le livre de la semaine]

 Ils sont partout, bande dessinée / scénario par Valérie Igounet et Jacky Schwartzman ; dessin par Lara et Morgan Navarro / éditions les Arènes BD, 2022.

Dans cette bande-dessinée imaginée par Valérie Igounet, Rose, journaliste de mode, est confrontée à la disparition de son frère. En remontant sa piste, elle découvre l'univers du complotisme : « le jeûne comme médicament contre le coronavirus », « les vaccins aux microparticules 5G »,  « la lutte contre le dictateur Bill Gates », « Big pharma et les médias mentent »,  « le complot juif ». Cette descente dans le monde du conspirationnisme met en scène platistes, survivalistes, antisémites, anti avortements, anti systèmes, sceptiques sur les attentats du 11 septembre... ainsi que les acteurs de la lutte contre la désinformation : DGSI, professeurs, journalistes... La démarche adoptée par les auteurs a une visée pédagogique, mais le récit cohérent mêle enjeux personnels des héros et phénomènes contemporains de désinformation et d'isolement. Cachés sous des pseudonymes, des acteurs du complotisme sont reconnaissables grâce au dessin à plat, presque caricatural, et aux indices semés dans le texte. 

Valérie Igounet est historienne au CNRS, spécialiste du négationnisme et de l'extrême droite en France. Ils sont partout est sa première collaboration à destination du grand public, après sa thèse L'histoire du négationnisme en France. Son idée phare de considérer le négationnisme en filiation avec l'antisémitisme des années 30 est développée dans son ouvrage le plus célèbre, Robert Faurisson : portrait d'un négationniste, autour du professeur Robert Faurisson, figure que l'on retrouve présentée avec une grande clarté dans sa bande dessinée. 

Cette fiction très documentée est une bonne introduction sur les mécanismes du complotisme et du négationnisme.

En accès libre en salle de la Presse (BnF François-Mitterrand, bibliothèque tous publics).